Les associations et leurs conférences…

En février 2007, j’exprimais mon incompréhension devant les sommes demandés aux étudiants qui souhaitaient devenir membres des associations professionnelles. La situation a très peu changé. La CBPQ a augmenté son tarif, mais la CLA a compris en diminuant le prix d’adhésion de 50% pour les étudiants.

Dans le dernier numéro de La Référence, le journal des étudiants de l’EBSI, une collègue de première année de maîtrise exprime son mécontentement devant le prix d’entrée pour le Congrès de l’ASTED. Malheureusement, elle se trompe de cible en espérant voir l’EBSI défrayer les coûts des congrès pour les étudiants. Je n’ai pas assisté au Congrès de l’ASTED. La seule journée de libre pour faire du bénévolat, j’ai préféré assister à un cours auquel je n’étais pas inscrit. Pour ce qui est de l’argent, j’ai préféré mettre 90$ sur WikiSym quelques semaines auparavant.

Je crois encore fortement que les associations du domaine gagneraient en membres à long terme s’ils incluaient plus rapidement les étudiants dans l’organisation et les activités. Et ce n’est pas en nous demandent des sommes qui dépassent notre budget que ça va se produire.

Barre d’outils pour navigateurs Web

Fin de session oblige, le temps entre mes billets s’allonge. Cependant, je prends quelques minutes pour vous montrer ceci…

Des étudiants en sciences de l’information de l’Université Dominican ont développé une barre d’outils de navigateurs Web pour leur programme! Imaginez une barre d’outils Google qui s’ajoute à Firefox ou Internet Explorer, mais qui vous donne accès à des sources explicites à votre département, université et domaine d’étude!

Toolbar for Dominican GSLIS!

J’aimerais certainement avoir l’équivalent à l’EBSI! Ça donne aussi des idées pour les bibliothèques universitaires avec les multiples ressources qui peuvent être consultées et qui pourraient être regroupées avec une barre d’outils. On pourrait faire télécharger la barre aux étudiants lors de la visite sur le site de la bibliothèque.

via Michael Stephens

Fait vécu: c’est plus simple avec Google

Ce texte a été écrit durant la dernière semaine et publié avec un délai pour réflexion:

Je suis présentement à la Bibliothèque des lettres et des sciences humaines de l’Université de Montréal. J’assiste à une situation déconcertante, mais profondément ancrée dans le réel.

De mon point de vue, je peux voir les écrans des ordinateurs publics. Une usagère de la bibliothèque tente d’effectuer des recherches.

Premièrement, elle se bat avec le poste informatique. Il refuse de l’authentifier pour accéder aux outils de recherche offerts par la bibliothèque. Non, à l’Université de Montréal on n’offre pas un accès « invité » aux postes informatiques. Après de longues minutes, elle réussit à ouvrir un poste.

Elle commence sa recherche par l’index des périodiques Repères Repère. Elle ne semble pas avoir trouvé ce qu’elle cherchait, car elle a rapidement changé pour un index de films que je ne connais pas. Après quelques minutes, elle quitte le poste pour les rayons de la bibliothèque.

Malheur! Elle revient cinq minutes plus tard bredouille. Elle ouvre à nouveau son poste informatique. Cette fois-ci, elle passe directement à Google. Ses premiers résultats de recherche l’amènent directement sur Wikipédia où elle peut lire la biographie d’un réalisateur. Elle termine finalement sa recherche sur le site de l’ONF qui semble lui avoir donné la réponse à son besoin d’information.

Je suis tout simplement troublé dans la confirmation de mon opinion. Les outils de recherche sont tout simplement inutilisables. Si cette usagère a préféré utiliser Google pour effectuer sa recherche, c’est que ni l’OPAC, ni le métamoteur des ressources électroniques ni tout autre outil n’étaient en mesure de lui offrir l’expérience d’utilisation adéquate. Elle s’est tournée vers la boîte unique qui lui a donné les réponses qu’elle voulait.

Je me demande si la prochaine fois, elle va se réessayer avec les outils offerts par l’environnement de la bibliothèque ou si Google aura encore la réponse?

Juste préciser que les évènements auraient pu avoir lieu dans une toute autre université à Montréal ou sur la planète. Les bibliothèques de l’Université de Montréal ont seulement la malchance de m’avoir comme étudiant depuis trop longtemps. 😉

Folksonomie + Indexation classique

Nicolas Morin a publié un intéressant billet à propos d’un article traitant de folksonomie et d’indexation de livres. L’article et les commentaires de Nicolas Morin résument bien la situation actuelle de la folksonomie, ses avantages et désavantages.

Je suis heureux de lire le dernier commentaire du billet qui dit:

Mais elles sont un complément vraiment intéressant à une indexation matière classique[.]

Cette affirmation est une opinion que je partage et je crois que c’est un argument qu’on doit mettre de l’avant lorsqu’on défend l’utilisation de la folksonomie en bibliothèque. On ne peut pas laisser les usagers seuls effectuer l’indexation des documents disponibles dans la collection. L’effet de la longue traîne sera néfaste sur les documents les moins consultés qui recevront moins d’attention de la part des usagers.

Il faut plutôt mettre l’emphase sur une collaboration entre les techniques. D’un côté, les utilisateurs collaborent à l’identification des sujets qu’on retrouve dans les documents en accroissant le nombre d’ « étiquettes » attribuées à chacun des documents. Tandis que de l’autre côté, le bibliothécaire poursuit son travail d’indexation classique qui assure une constance dans l’organisation de l’information tout en s’inspirant des « étiquettes » apposées par les usagers. Le bibliothécaire pourrait par la suite faire évoluer les descripteurs employés en ajoutant des sujets qu’ils n’étaient pas en mesure de percevoir avec le peu de temps qu’on lui donne pour effectuer son travail.

La question qu’il faut se poser par la suite, c’est comment intégrer le travail des usagers dans l’expérience de recherche des utilisateurs d’outils de découverte? Le simple nuage de « tags » sera un début, mais à long terme il faut prévoir son intégration dans la recherche classique.

Une nouvelle génération de bibliothécaires

La page couverture du numéro de décembre d’Affaires universitaires est entièrement dédiée à un article sur la nouvelle génération de bibliothécaires qui semblent naître dans la profession. L’article dresse un bon portrait de l’environnement technologique changeant des bibliothèques universitaires, mais aussi de son public qui a des besoins différents. L’article mentionne clairement que cette nouvelle génération n’est pas monolithique à un groupe d’âge, mais plutôt une approche à la profession.

Personnellement, c’est le paragraphe sur l’environnement de recherche qui m’intéresse:

Habituée à Google, la nouvelle génération d’étudiants boudera les catalogues de bibliothèque peu conviviaux auxquels nombre d’entre nous sommes habitués. Cette année, la bibliothèque de McMaster est la première au Canada à avoir remplacé son interface par un système conçu par Endeca, une entreprise américaine qui a créé les sites Web d’énormes détaillants comme Chapters et Home Depot. Le nouveau catalogue comprend un seul champ de recherche de type Google, toute une série d’options de recherche, et les utilisateurs peuvent y trouver la reproduction des couvertures des ouvrages, leurs tables des matières ainsi que des comptes rendus de livres. « Il a été conçu par nos utilisateurs, pour nos utilisateurs », affirme M. Trzeciak.

Merci à mon professeur, Dominic Forest, qui m’a fait parvenir la référence pour l’article.