Découverte et gratification numérique

Hier matin, comme tous les matins, je me rends au travail en écoutant une des nombreuses baladodiffusions auxquelles je suis abonné. Ce matin, c’est une entrevue de Mitch Joel avec Derek Sivers, fondateur de CD Baby.

Sivers parle notamment de son livre qu’il vient de publier à travers le Domino Project de Seth Godin. Je trouve son discours sur l’approche entrepreneuriale d’un hacker intéressant et je songe donc à me procurer son livre.

Alors, la minute que je récupère le signal 3G en quittant le métro, j’ouvre l’application Kindle sur mon téléphone intelligent Android et je télécharge l’échantillon avant même d’avoir traversé l’intersection. Mon téléphone de retour dans ma poche, je continue l’écoute de l’entrevue en m’écrivant une note dans ma tête de retourner lire plus tard et je poursuis ma route sur un BIXI vers le boulot.

C’est toute la beauté du numérique et une des caractéristiques de l’Internet. On attend parler de quoi d’un côté, on se tourne et on l’obtient de l’autre. C’est la gratification immédiate après la découverte. Un avantage du livre numérique sur le livre physique.

Malheureusement depuis aujourd’hui, si vous êtes sur la plateforme iOS d’Apple (iPhone et iPad), vous ne pouvez plus faire ce qui m’a pris moins de 60 secondes. En effet, Apple a modifié les règles sur la vente à l’intérieur d’une application, en forçant l’utilisation du paiement à travers notre compte iTunes, prenant ainsi une cote de 30% sur chaque transaction. La réponse ne s’est pas fait attendre, Kobo et Kindle ont retiré l’accès au magasin en ligne de leur application.

Donc, terminée cette idée avancée par Clément Laberge à la 3e journée interprofessionnelle de l’ALQ, que nous n’avons pas une bibliothèque mobile à portée de la main, mais bien une librairie qui permet de télécharger n’importe quel livre directement de notre appareil de lecture branché à Internet.

 Je vous invite à lire Hubert Guillaud : Quand l’AppStore se vide, l’internet se fragmentequi résume bien la situation. Pendant ce temps, je vais apprécier encore plus ma transition du iPhone au Nexus S.

Google+ comme notice d’autorité pour son contenu sur Google

Lundi dernier, j’écoutais la dernière émission de 42 en balado. 

Benoit Descary, l’invité pour cette émission, a mentionné qu’il avait rédigé un billet sur la possibilité de lier son site web à son profil sur Google+. Je me souvenais vaguement que Gina Trapani avait parlé d’une variante de ceci dans un épisode de TWIG, mais je n’avais pas exploré cette fonction à l’époque.

L’explication de Benoit Descary est pour un site monté sur WordPress. Cependant, je n’utilise pas WordPress pour ce site. J’ai finalement modifié une ligne du code HTML dans le pied de page de mon site pmlozeau.ca pour y inclure une URL vers mon profil sur Google+, accompagné de l’attribut rel=“author”. Ceci permet  à Google de valider que le site pmlozeau.ca est écrit par ce Patrick M. Lozeau.

Le code HTML que Google récupère :

Ce que vous voyez dans votre navigateur :

Les bibliothécaires et autres personnes qui sont familiers avec les catalogues de bibliothèques, auront compris que Google vient de créer des “notices d’autorités” pour le contenu sur le web tel qu’indexé et offert sur son très populaire moteur de recherche.

Comme le mentionne Graham Smith, ceci devrait permettre d’ajouter la photo de notre profil Google+ à côté des sites associés dans les résultats de recherche sur Google.

La première règle est très simple. Avoir son propre nom de domaine. Un nom de domaine est une clé unique pour identifier vos messages que ce soit dans une addresse de courrier électronique, dans un site Web, etc.

La seconde règle est de s’assurer que vos communications utilisent ce nom de domaine pour vos communications. Vous lisez ce billet peut-être à travers votre agrégateur, sur un autre site mais ce contenu est identifié à une adresse précise sur le domaine la-grange.net. Toutes mes communications emails personnelles sont définies avec ce même nom de domaine.

Pour une communication ouverte sublime – Carnets de La Grange

Ça fait des années que je dis ça à qui veut l’entendre. Je vais citer Karl Dubost à l’avenir, peut-être que ça l’aura plus de poids dans l’argumentaire. Cependant, je n’ai pas encore complètement fait le passage pour l’adresse courriel. Ça sera sur ma liste de priorités.

Vidéos de tablettes de lecture à encre électronique

En septembre 2010 j’ai fait l’acquisition d’un Kindle 3 et depuis, je ne peux m’en passer. J’étais déjà propriétaire d’un Sony PRS-300, mais la meilleure qualité d’écran, la connexion wifi et 3G, ainsi que l’intégration de l’achat direct sur Amazon sont des incontournables pour moi. Ses faiblesses sont de ne pas supporter le format de fichier ePub et les fichiers chronodégradables offerts par les bibliothèques.

En juin 2011, Kobo a lancé une version améliorée de son reader. Avec la même qualité d’écran que le Kindle, le Kobo eReader Touch est, comme son nom le dit, à interface tactile. De plus, il supporte les fichiers ePub contrairement au Kindle. Il est sur ma liste d’achat en prévision de l’arrivée des livres numériques dans les bibliothèques publiques au Québec. Je vous invite à lire les premières impressions de Karl Dubost qui vient d’en faire l’acquisition.

Dans les dernières semaines on apprenait que Google allait bientôt offrir un reader, Story HD d’iriver, intégré au Google eBookstore. Malheureusement, ce point de vente est seulement accessible aux consommateurs des États-Unis. Dommage, parce que l’offre de livres gratuits (domaine public) est un des gros avantages de Google.

Malheureusement, les Sony Reader sont à éviter ces jours-ci. Les appareils n’offrent pas d’accès sans-fil pour télécharger du contenu et ils sont plus dispendieux que les trois autres mentionnés plus haut. J’ai lu des rumeurs comme quoi Sony allait bientôt lancer de nouveaux appareils.

Il existe aussi le Nook et le Cybook Orizon, mais le premier n’est pas en vente au Canada tandis que le deuxième ne semble plus être offert chez Archambault.

Mise à jour – 23h: Drôle de coïncidence, j’écoutais le dernier épisode d’eBook Ninjas cet après-midi et un des animateurs partage mon opinion sur les Sony Reader.

Ce blogue est fermé

Le 1er avril 2011, j’ai décidé de fermer le blogue Mon Memex que j’alimentais pendant les quatre dernières années. Je vous invite à visiter mon nouveau site à l’adresse pmlozeau.ca pour poursuivre la lecture de mes réflexions.

Le top 5 des articles les plus consultés :

  1. Apple iPad et les livres numériques
  2. Les problèmes de jelis.ca
  3. Tous les livres numériques de Jelis.ca sont lisibles sur un iPad
  4. Le piratage des articles de périodiques électroniques
  5. Changement SIGB = mécontentement du personnel