Ce texte a été écrit durant la dernière semaine et publié avec un délai pour réflexion:
Je suis présentement à la Bibliothèque des lettres et des sciences humaines de l’Université de Montréal. J’assiste à une situation déconcertante, mais profondément ancrée dans le réel.
De mon point de vue, je peux voir les écrans des ordinateurs publics. Une usagère de la bibliothèque tente d’effectuer des recherches.
Premièrement, elle se bat avec le poste informatique. Il refuse de l’authentifier pour accéder aux outils de recherche offerts par la bibliothèque. Non, à l’Université de Montréal on n’offre pas un accès « invité » aux postes informatiques. Après de longues minutes, elle réussit à ouvrir un poste.
Elle commence sa recherche par l’index des périodiques Repères Repère. Elle ne semble pas avoir trouvé ce qu’elle cherchait, car elle a rapidement changé pour un index de films que je ne connais pas. Après quelques minutes, elle quitte le poste pour les rayons de la bibliothèque.
Malheur! Elle revient cinq minutes plus tard bredouille. Elle ouvre à nouveau son poste informatique. Cette fois-ci, elle passe directement à Google. Ses premiers résultats de recherche l’amènent directement sur Wikipédia où elle peut lire la biographie d’un réalisateur. Elle termine finalement sa recherche sur le site de l’ONF qui semble lui avoir donné la réponse à son besoin d’information.
Je suis tout simplement troublé dans la confirmation de mon opinion. Les outils de recherche sont tout simplement inutilisables. Si cette usagère a préféré utiliser Google pour effectuer sa recherche, c’est que ni l’OPAC, ni le métamoteur des ressources électroniques ni tout autre outil n’étaient en mesure de lui offrir l’expérience d’utilisation adéquate. Elle s’est tournée vers la boîte unique qui lui a donné les réponses qu’elle voulait.
Je me demande si la prochaine fois, elle va se réessayer avec les outils offerts par l’environnement de la bibliothèque ou si Google aura encore la réponse?
Juste préciser que les évènements auraient pu avoir lieu dans une toute autre université à Montréal ou sur la planète. Les bibliothèques de l’Université de Montréal ont seulement la malchance de m’avoir comme étudiant depuis trop longtemps. 😉