Canaliser la collaboration en ligne

Les technologies du Web 2.0 permettent à des individus de créer et collaborer dans la création de contenu sur le Web. Sous la forme de blogues, wikis et autres outils, les implantations de ces technologies démontrent leur efficacité dans différents domaines dont notamment les bibliothèques.

Je crois que nous, les étudiants de l’EBSI, avons démontré les possibilités d’un blogue collaboratif. EBSI 2.0 a su initier plusieurs à la publication en ligne et j’espère que mes collègues poursuivront l’aventure une fois leur diplôme obtenu. Pour ce qui est de l’utilisation des wikis, je pourrai vous faire part d’une expérimentation actuelle que nous réalisons de cette technologie d’ici quelques semaines.

Dernièrement, Automattic a lancé un nouveau projet appelé Prologue. Il se veut un mélange de Twitter et d’un blogue. Il permet à plusieurs individus d’envoyer un court message de type SMS sur ce qu’on appelle un microblogue. C’est une façon d’implanter un microcosme de l’univers Twitter pour ses besoins personnels.

On peut envisager quelques utilisations pratiques pour le milieu des sciences de l’information. J’y vois notamment un moyen de suivre l’évolution d’un projet où les collaborateurs peuvent faire part de leur cheminement personnel en quelques secondes. Le succès de Twitter est dans son intégration à notre environnement de travail. Le seul problème avec tout ça, c’est qu’il faut convaincre les gens d’employer les microblogues. Peut-être qu’on peut en parler et espérer du bouche-à-oreille de la part des lecteurs de ce blogue. 😉

L’OPAC dans un quotidien?

Les catalogues de bibliothèques sont un sujet de discussion fréquent pour le domaine de la bibliothéconomie, mais c’est un sujet plutôt rare pour les quotidiens.

Récemment, le Columbus Dispatch a brisé la règle en publiant un article qui traitait de l’implantation d’AquaBrowser dans les bibliothèques du Columbus Metropolitan Library.

Je suis surtout intéressé par la citation du directeur des technologies de l’information de la bibliothèque qui confirme l’état de la situation pour les interfaces de recherche:

« Everybody is moving toward a single-box search like you’ll see at Amazon.com or over at Google, » said Scott Fothergill, director of information technology for the library.

« We’re accommodating what people are used to seeing — people who just want to plug in a search term and get their list. »

Je suis aussi heureux de lire les commentaires des usagers de la bibliothèque dans l’article. Ceux-ci ne semblent pas apprécier l’affichage graphique de l’outil. Ce qu’AquaBrowser ose nommer « nuage », mais qui ressemble plutôt à une carte conceptuelle.

Je n’ai jamais trouvé utile la carte conceptuelle d’AquaBrowser. Le « nuage » permet bien de raffiner sa recherche en modifiant les critères de recherche, mais l’implantation et la représentation sont déficientes. Oui, car aucune trace du raffinement ne s’affiche à l’écran sauf des mots en surbrillances dans les notices repêchées.

Un agrément de l’ASIS&T plutôt que de l’ALA?

Au début de l’année, l’EBSI a obtenu le renouvellement de son agrément de l’ALA (PDF). Aucune surprise pour personne considérant le travail de préparation de plusieurs individus, dont le personnel, certains étudiants et quelques professeurs.

Dans le dernier numéro du Feliciter, une membre canadienne du Committee on Accreditation a rédigé un texte sur les changements proposés au processus de vérification des programmes de bibliothéconomie. Les changements sont mineurs, mais son dernier paragraphe nous informe des intentions de l’ASIS&T sur leur propre processus d’agrément.

C’est ainsi que l’ASIS&T, dans son livre blanc (DOC), propose d’englober le processus d’agrément des écoles qui forment les professionnels en sciences de l’information. Je n’ai que survolé brièvement le document, mais les intentions sont bonnes et les idées aussi. Je vous laisse faire votre propre opinion sur le sujet avec cette citation tirée hors contexte:

“Is ALA the appropriate agency to review for accreditation those programs that do not have a library focus?”

Cette question doit se poser pour une école comme l’EBSI qui forme plus que des bibliothécaires.

Changement SIGB = mécontentement du personnel

Cet été, j’ai pris note que le réseau de l’Université du Québec avait annoncé le remplacement du SIGB utilisé par l’ensemble des bibliothèques du réseau à l’exception de l’UQÀM et de la TELUQ. Le choix s’était arrêté sur ALEPH, qui est un produit notamment employé à McGill pour les habitués de ses bibliothèques.

Depuis le 4 septembre dernier, le nouveau catalogue de l’UQ est en service. On parle ici d’un catalogue commun aux différents établissements de la province et qui permet d’obtenir des résultats de recherche dans l’ensemble du réseau à partir du même OPAC.

J’ai eu plusieurs échos cet automne sur le mécontentement du personnel à propos des nombreuses modifications qui devaient être apportées au paramétrage du SIGB. La liste des changements souhaités par le personnel était longue et j’ai choisi de ne pas la rendre publique.

Vendredi dernier, j’ai pris connaissance d’une production vidéo des employés de la bibliothèque de l’UQTR, qui de façon humoristique, ont exprimé leur frustration avec ALEPH.

Cette expression artistique, qui fait rire, peut donner des sueurs froides à un futur bibliothécaire qui s’oriente vers les tâches de « paramétrage » du SIGB. 😉