I’m not a scoundrel. I have no desire to visit the darknet and steal someone’s intellectual property. At the same time, it makes no sense to me that my friend in Australia can buy a book by a Canadian author for $7 cheaper than I can only because the publishers have negotiated Agency pricing agreements here. In what world does it make sense that I can buy a paper book online from the US and have it shipped to me in Canada, but I cannot legally obtain a digital edition from the same store and download it to my device? And why is a digital copy ever more expensive than the paperback edition?

Buying books: a reader’s perspective, by Vicki Fox Smith | TeleRead: News and views on e-books, libraries, publishing and related topics

C’est des histoires comme ça qui me fond penser que l’industrie du livre va répéter les mêmes erreurs que l’industrie de musique. 

The photo above, for instance, was once accessible at the URI http://yoda.zoy.org/2000/12-12-Appart/wasabi.jpg, then http://ot.zoy.org/photos/2000/12-12-Appart/wasabi.jpg, then http://ot.zoy.org/2000/12-12-Appart/wasabi.jpg and now http://olivier.thereaux.net/2000/12-12-Appart/wasabi.jpg.

All these URIs still work (try it…), not just because Cool URIs don’t change (or rather, they don’t go 404 on you without at least a goodbye note), or because I am a fundamentalist of the church of persistent URIs. Indeed, when I consider a web space transient by design, I have no qualms in deleting hundreds of URIs from existence. On this site, however, I care, and I can. No database, not much code, and only a handful of lines of redirects in my server’s configuration file.

A Web Artisan’s Manifesto

Si seulement tout le monde avait la même préoccupation quand vient le temps de gérer le contenu publié sur le web.

One reader challenged me to a test: make one book available both on paper and as an unprotected PDF file. Report the effect of sales after one year. I did that. The results were clear: Piracy was rampant. The book was everywhere online. But weirdly, my readers were also proved right. Sales of the printed edition did not suffer; in fact, they rose slightly year over year.

A recent satirical children’s book showed how piracy can actually boost sales. Months before the book came out, a PDF of the story was leaked online and promptly went viral. Yet the leak generated so much interest in the book that eager readers soon pushed it to the top of Amazon’s best-seller list.

David Pogue – The Perils of Copy Protection: Scientific American

Tout en encourageant les gens à acheter une copie physique pour une bibliothèque ou une école, Cory Doctorow offre toujours gratuitement la version numérique de ses livres sur le web. Je lis présentement For The Win téléchargé gratuitement en version ePub, mais la version papier devrait arriver par la poste cette semaine.

It takes an employee, deciding that the loss of high-value customers is important, to run a query of all their data and find him, and then turn that into a business advantage. Without the right questions, there really is no such thing as big data – and today, it’s the upstarts that are asking all the good questions.

There’s no such thing as big data – O’Reilly Radar

Les opportunités sont parfois dans les détails.

Faiblesses et menaces du livre numérique en bibliothèques au Québec

Tout le monde le sait, je suis un fervent du numérique. Pour moi, le livre numérique offre beaucoup plus d’opportunités que de menaces pour les acteurs actuels du livre, incluant les bibliothèques.

En 2010 quand on parlait de la possibilité d’offrir des livres numériques en bibliothèque au Québec, on parlait souvent de la faiblesse de l’offre des éditeurs québécois. La situation s’est un peu améliorée, mais il existe encore beaucoup de livres qui sont seulement disponibles en version papier.

Je suis très déçu de lire les propos de Michael Elcock, DG de la Writers Union of Canada dans le rapport sur : “Les livres électroniques et le droit de prêt public au Canada” de la Commission du droit de prêt public que voici :

Michael Elcock a déclaré qu’il avait demandé à son éditeur de retenir les droits de ventes numériques à des bibliothèques jusqu’à ce qu’il ait l’assurance que ses intérêts économiques ne seraient pas lésés par les modalités liées à leur disponibilité. Elcock s’est empressé d’affirmer de façon convaincante son soutien général aux bibliothèques et au rôle qu’elles jouent au sein de la société.

La position d’Elcock, conformément à celle adoptée par quelques éditeurs, met en lumière le contrôle accru que le contenu numérique apporte aux amateurs et aux éditeurs. Avec le contenu numérique, pour la première fois dans l’histoire, ils ont la possibilité d’empêcher la disponibilité en bibliothèque de leurs oeuvres et de dicter précisément la façon dont leurs oeuvres sont mises à la disposition des usagers de bibliothèque.

Cette situation n’est pas spécifique à TWUC, comme relevé par Olivier Charbonneau sur CultureLibre.ca, l’avenant au contrat type proposé par l’UNEQ inclut des clauses reliées aux livres numériques et le fait d’en empêcher la vente aux bibliothèques. Une adoption massive de cette pratique par les auteurs est une véritable menace pour une offre de livres numériques en bibliothèque. Dans les faits, si l’auteur ne coche pas les clauses et son éditeur accepte ces conditions dans le contrat, les librairies ne pourront pas vendre la version numérique de ces livres aux bibliothèques.

La situation n’est pas parfaite non plus du côté des bibliothèques. J’ai écho d’un certain enthousiasme des décideurs et des bibliothécaires pour le livre numérique. Cependant, à travers les formations que j’ai données au printemps pour la CBPQ et l’ASTED, j’ai fait réaliser à plusieurs participants que s’ils ne sont pas en mesure d’authentifier à distance (pas dans la bibliothèque) leurs usagers, ils ne pourront pas offrir des livres numériques chronodégradables ou toute autre ressource électronique. Cette question est primordiale pour aller de l’avant.

On a encore du chemin à parcourir avant de voir les livres numériques prendre une place prépondérante dans l’offre de service des bibliothèques publiques au Québec, mais rien n’empêche de commencer à s’assurer d’avoir les conditions pour que ça fonctionne.