Destination 2017 : Vers le 375e de Montréal

Mardi j’étais bénévole pour Destination 2017. Pour moi, c’était ma chance de côtoyer les gens qui ont participé à l’Opération Carte Blanche et qui étaient conviés à l’évènement qui marquait le décompte vers le 375e anniversaire de la fondation de Montréal.

Ma tâche était toute simple à première vue, je devais recueillir les propositions des participants et les transmettre à la fin des échanges pour la table où je siégeais comme secrétaire. De mauvais souvenirs de rédaction en équipe au cégep et à l’université me sont passés par la tête.

Les propositions étaient intéressantes (voir ici et ici) et j’ai particulièrement aimé ce que les participants de ma première table ont proposé. Soit de créer des circuits historiques, avec une identification semblable aux circuits d’autobus de la STM, pour faire mieux connaître les quartiers de Montréal. Ils voulaient aussi y inclure un volet numérique avec site web et applications mobiles. Je trouvais l’idée géniale et leurs réflexions m’ont fait penser à ce que j’ai entendu et lu des mémoires soumis à la consultation publique sur les Quartiers culturels.

Le Maire de Montréal, Gérald Tremblay, est venu clore la journée avec un discours dynamique sur sa vision pour le 375e de Montréal. Ce que moi et mes collègues bénévoles qui travaillons à la Direction de la Culture avons retenu, c’est qu’il a répété à au moins à cinq reprises : Montréal est une ville de créateurs.

Pour moi ce message rejoignait mes réflexions autour du mouvement sur les données ouvertes à Montréal et dans le monde, ainsi que la création toute récente du Portail de données ouvertes de la Ville de Montréal. Le plus gros avantage de libérer ses données pour une organisation, comme la Ville de Montréal, c’est d’offrir la matière première nécessaire à la réalisation de projets numériques. Les données ouvertes encouragent la créativité des montréalais et de tous ceux qui souhaitent améliorer la qualité de vie à Montréal.

Google+ élimine la lecture sociale dans Google Reader

L’intégration du partage de Google+ au service Google Reader et l’élimination subséquente des fonctions sociales du service sont une erreur de la part de Google à mon avis.

L’arrivée massive des blogues a donné naissance à des agrégateurs de flux RSS comme Google Reader. Il est notamment devenu nécessaire pour se tenir informé des nombreuses mises à jour de ces sites. J’avais une préférence pour Google Reader dans cette catégorie d’outil, parce qu’il permettait de lire et de scanner rapidement le contenu et lire seulement ce qui nous intéressait. Contrairement aux médias traditionnels, l’agrégateur me permettait de choisir mes sources et d’en ajouter ou d’en éliminer selon mes intérêts.

En 2009, Google Reader ajoute des fonctions de partage et de suivi des autres utilisateurs du service. Sans s’en apercevoir, Google venait d’offrir la capacité de créer une lecture sociale du web à ses utilisateurs. Car contrairement aux autres outils de réseautage social qui existent (Facebook, Twitter, Linkedin, etc.), Google Reader permet à l’utilisateur de lire le contenu directement dans l’outil. Pas besoin de cliquer sur les liens et d’ouvrir la page. De plus, il y avait une valeur ajoutée de savoir que la personne est probablement abonnée à cette source et ne partage pas un lien au hasard juste parce que le titre l’interpelle comme ça l’arrive trop souvent sur Twitter.

Je disais à la blague sur Twitter que j’allais perdre mon “CFD Daily”, mais c’est exactement ce que Google Reader m’offrait. À tout moment, quand j’ouvrais cet outil, je pouvais rapidement feuilleter le contenu de mes abonnements, mais aussi celui des gens auquel j’étais abonné. De cette façon, j’étais tenu au courant de ce qui se passait dans l’univers d’Apple et du développement d’outils web grâce à Carl-Frédéric De Celles, mais aussi des dernières absurdités du web via Debbie Rouleau et Bob Goyetche.

Évidemment, quelqu’un aurait pu remarquer mon intérêt pour le livre numérique et la question des données ouvertes en lisant ce que je partageais. Le plus intéressant, c’est quand j’étais abonné au même RSS que quelqu’un, je pouvais voir ses commentaires au moment de lire l’article si cette personne était passée avant moi.

Cette année, j’ai donné plusieurs conférences et formations sur le livre numérique. Dans ces présentations, je mets l’emphase sur la métamorphose du concept de la lecture vers une lecture numérique. Ce que je réalise ce matin, c’est que Google a éliminé mon expérience de lecture sociale du web et ce n’est pas Google+, Twitter ou Facebook qui va la remplacer. J’ai présentement plus tendance à regarder des services comme Instapaper qui offre un réseau social de lecture ou des applications comme Flipboard qui se base sur les liens partagés sur Twitter et Facebook. Mais ça ne sera pas pareille, parce que Google Reader m’offrait le contenu à la source même des gens en qui j’ai confiance et par à un niveau préfiltré comme va m’offrir Google+.

The only really necessary people in the publishing process now are the writer and reader,” he said. “Everyone who stands between those two has both risk and opportunity.

Amazon Rewrites the Rules of Book Publishing – NYTimes.com

Cet article risque de faire des vagues, mais la dure réalité du choc numérique va rattraper plusieurs intervenants des modèles économiques du monde physique.

Archive Team

J’ai découvert cette vidéo, qui présente le travail d’Archive Team, par l’entremise de Sarah quelque part dans ce qu’elle partage sur le web. Ce collectif d’archivistes et de programmeurs se bat pour la préservation du patrimoine numérique sur le web. J’aime que ce collectif utilise des méthodes souvent associées au “hacking” pour obtenir le contenu créé par des individus sur des sites privés. Car souvent, ces propriétaires ne se préoccupent pas de la pérennité du contenu et de l’information qui s’y trouve.

Ma participation à Wikipédia prend Montréal

http://player.ooyala.com/player.js?video_pcode=xobms6AdYCCdgiz_Qwxh2JOYMmEU&height=348&deepLinkEmbedCode=w2Mm5yMjrxNDF1XQyTh5g3W9Sg5egftM&embedCode=w2Mm5yMjrxNDF1XQyTh5g3W9Sg5egftM&width=620

Dimanche dernier, j’ai participé à Wikipédia prend Montréal avec mon ami photographe, Alexandre Albert. Oui, le même dimanche qu’il y avait les restants de l’ouragan Irène à Montréal.

L’objectif de la journée était d’amasser des photos libres de droits pour Wikimedia Commons et ainsi enrichir de photos les articles qui portent sur les différents lieux de Montréal dans l’encyclopédie Wikipédia.

Évidemment, plutôt que de faire un appel général sur le web et d’espérer que des volontaires s’occuperaient de prendre des photos, les organisateurs ont créé un évènement ludique autour d’une chasse avec collecte de points et possibilité d’obtenir des prix. Finalement, c’est 112 personnes réparties dans 59 équipes qui ont bravé la pluie et le vent pour tenter de prendre en photos 394 cibles offrant différents niveaux de pointage selon la complexité à les obtenir. Par exemple, on obtenait 1 point pour le Stade olympique, mais 100 points pour un surfeur sur les vagues adjacentes à Habitat 67.

Pour moi, participer à cette journée visait à redonner à Wikipédia pour tous les fois que le site a répondu à mes besoins d’informations, mais il y avait aussi un aspect de fierté montréalaise de vouloir améliorer les articles qui traitent de ma ville. Sans oublier que c’était amusant de courir les rues sous la pluie comme des gamins en tentant de trouver des ruelles vertes ou multiples bâtiments de Montréal. Surtout que nous étions loin des 2634 points de l’équipe gagnante.

Pour vous faire une idée de la journée, je vous invite à regarder le diaporama produit par le journaliste de la Gazette, Roberto Rocha, qui a couvert l’évènement. À 1m13s, c’est moi dans la ruelle tenant un parapluie.