L’innovation en bibliothèque

Je vous suggère d’écouter la dernière balado de Lita. Les 3 panélistes se demandent si les bibliothèques innovent. Est-ce qu’elles suivent les tendances en retard? Et d’autres questions en lien avec le sujet.

On se pose des questions sur le climat nécessaire aux innovations. Que souvent, ce sont les collègues du milieu qui sont réfractaire au changement. On revient notamment sur la bibliothèque publique qui a « osé » essayer quelque chose de nouveau en abandonnant la classification Dewey. Stephen Abrams fait remarquer qu’à la fin des années 1950, certains bibliothécaires s’opposaient à l’utilisation du téléphone pour faire de la référence!

Ce qui intéressant dans cette balado qui dure presque 2 heures, c’est qu’on accorde beaucoup de place aux interventions du public et notamment à une étudiante en MLIS qui se demande si la raison pour laquelle les bibliothèques n’innovent pas, serait que les écoles de bibliothéconomie ne le font pas non plus!

Vous pouvez écouter l’épisode ou vous abonnez au fil RSS pour obtenir la série entière.

Un nouveau départ

Suite à l’expérimentation du blogue collectif que j’ai démarré et vécu avec mes collègues sur EBSI 2.0, j’ai décidé de démarrer mon propre blogue.

Je démarre ce blogue pour me créer un espace de réflexion personnel sur mon milieu d’étude qui est la bibliothéconomie et les sciences de l’information. Dans ce domaine, j’ai un penchant pour tout ce qui se rapporte aux nouvelles technologies et l’utilisation qui en est faite. Je vais tenter d’accorder plus d’importance à l’utilisation des nouvelles technologies dans le milieu des bibliothèques considérant que c’est cette sphère qui me passionne. Je vais aussi traiter des questions de Libre Accès, d’infocompétence et de fracture numérique. Il peut arriver aussi que j’émette des commentaires sur des situations ou des évènements généraux du domaine.

Vous trouverez une partie des réponses à vos questions sur moi et ne vous gênez pas d’en poser d’autres à l’adresse patrickmlozeau[arobas]umontreal.ca.

Libre accès pour la CLA

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Bonne nouvelle via Michael Geist pour terminer la semaine. La Canadian Library Association annonce sa politique sur le libre accès pour faire suite aux recommandations contenues dans le rapport du groupe de travail sur la question.

  • CLA will providefor full and immediate open access for all CLA publications, with the exceptionof Feliciter and monographs The embargo period for Feliciter is one issue, and the embargo policy itself will bereviewed after one year. Monographs will be considered for open accesspublishing on a case-by-case basis.
  • CLA actively encourages its members to self-archive in institutional and/or disciplinaryrepositories and will investigate a partnership with E-LIS, the Open Archivefor Library and Information Studies.
  • CLA willgenerally provide for the author’s retention of copyright by employing Creative Commons licensing or publisher-authoragreements that promote open access.
  • CLA willcontinue its long-standing policy of accessibility to virtually all CLA informationexcept for narrowly defined confidential matters (e.g. certain personnel orlegal matters).

Ce qui m’a marqué de cette nouvelle, c’est le fait que le Feliciter sera disponible en ligne lorsqu’une nouvelle édition est publiée. J’espère que la CBPQ et l’ASTED songent à la même stratégie, car c’est dommage de « dissimuler » du Web autant d’information pertinente.

Pour ceux qui ont accès à la version « papier » d’ARGUS, je vous suggère la lecture de l’article sur la Baladodiffusion et les bibliothèques de Véronique Parenteau paru dans le numéro printemps-été 2007. Pour ceux qui ont accès à Repère, …bein… ils n’ont toujours pas indexé le numéro d’automne 2006, donc il sera disponible en ligne d’ici à la fin de notre maîtrise probablement.

Moteurs de recherche collaboratifs

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Les moteurs de recherche sur le Web sont un marché lucratif et plusieurs joueurs tentent l’aventure. Deux nouveaux sites utilisent une stratégie visant à inclure la participation des internautes dans l’amélioration des résultats de recherche.

Mahalo est un moteur de recherche qui n’utilise pas un nouvel algorithme, mais le travail d’êtres humains. Les résultats de recherche sont assemblées sur une page par des auteurs qui collectent des informations et des sites d’intérêts pour créer une bibliographie à partir d’une multitude de sources. On pourrait faire l’analogie que Mahalo est à la bibliographie ce que Wikipedia est à l’article encyclopédique. Comme le site est devenu public en mai, il est très pauvre en contenu. Un exemple de résultats pour Nicolas Sarkozy est disponible. Son aspect collaboratif provient du fait que les auteurs proviennnent du grand public et qu’ils sont payés pour rédiger les pages de résultats. Si l’aventure vous intéresse, le Mahalo Greenhouse est peut-être pour vous.

De son côté, Spock est un moteur de recherche pour trouver une personne ou des informations sur une personne. Dans un univers où être en mesure d’identifier quelqu’un sur le Web peut être difficile, ce moteur veut faciliter l’opération. Malheureusement, le site n’est pas encore public et nécessite une invitation. La mienne ne fonctionnait pas, mais une démonstration vidéo des fonctionnalités de Spock mérite qu’on s’y attarde. Son aspect collaboratif provient notamment du fait que le visiteur inscrit peut associer des descripteurs (tags) et voter sur la pertinence des descripteurs associés par d’autres internautes.

Prêt de documents numériques

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Un article intéressant qui est passé par une très bonne source d’information, nous apprend que certaines bibliothèques allemandes vont lancer un service de prêt pour des documents numériques avec l’aide d’un partenaire commercial.

La compagnie DiViBib GmbH servira de fournisseur de contenu comprenant de la musique, des documents sonores et audiovisuels ainsi que de livres numériques à partir d’un site Web. Évidemment que la protection des droits d’auteurs passe par les technologies habituelles de DRM. ce qui veut dire qu’un document perd sa capacité d’être lù à la fin de la période de prêt, mais ne nécessitera pas le retour à la bibliothèque. 😉 Fait intéressant mentionné dans l’article, le même document ne peut pas être emprunté en même temps par deux usagers.

Ce type d’entente commercial rappel l’article bidon du New York Post qui affirmait que la bibliothèque publique de Brooklyn explorait l’idée d’un partenariat avec le service en ligne Netflix. Netflix est un service payant en ligne qui remplace notre club vidéo par des emprunts de DVD livrés par la poste. Cependant, un autre blogue nous pointait vers une bibliothèque publique du Rhode Island qui offre la possibilité à ses usagers d’emprunter des films, ne figurant pas dans la collection de la bibliothèque, par l’entremise du service Netflix. Le but de la bibliothèque du R. I. est d’utiliser son compte Netflix comme une source de documents pour le PEB au même titre qu’une autre bibliothèque.