Les associations et leurs conférences…

En février 2007, j’exprimais mon incompréhension devant les sommes demandés aux étudiants qui souhaitaient devenir membres des associations professionnelles. La situation a très peu changé. La CBPQ a augmenté son tarif, mais la CLA a compris en diminuant le prix d’adhésion de 50% pour les étudiants.

Dans le dernier numéro de La Référence, le journal des étudiants de l’EBSI, une collègue de première année de maîtrise exprime son mécontentement devant le prix d’entrée pour le Congrès de l’ASTED. Malheureusement, elle se trompe de cible en espérant voir l’EBSI défrayer les coûts des congrès pour les étudiants. Je n’ai pas assisté au Congrès de l’ASTED. La seule journée de libre pour faire du bénévolat, j’ai préféré assister à un cours auquel je n’étais pas inscrit. Pour ce qui est de l’argent, j’ai préféré mettre 90$ sur WikiSym quelques semaines auparavant.

Je crois encore fortement que les associations du domaine gagneraient en membres à long terme s’ils incluaient plus rapidement les étudiants dans l’organisation et les activités. Et ce n’est pas en nous demandent des sommes qui dépassent notre budget que ça va se produire.

Folksonomie + Indexation classique

Nicolas Morin a publié un intéressant billet à propos d’un article traitant de folksonomie et d’indexation de livres. L’article et les commentaires de Nicolas Morin résument bien la situation actuelle de la folksonomie, ses avantages et désavantages.

Je suis heureux de lire le dernier commentaire du billet qui dit:

Mais elles sont un complément vraiment intéressant à une indexation matière classique[.]

Cette affirmation est une opinion que je partage et je crois que c’est un argument qu’on doit mettre de l’avant lorsqu’on défend l’utilisation de la folksonomie en bibliothèque. On ne peut pas laisser les usagers seuls effectuer l’indexation des documents disponibles dans la collection. L’effet de la longue traîne sera néfaste sur les documents les moins consultés qui recevront moins d’attention de la part des usagers.

Il faut plutôt mettre l’emphase sur une collaboration entre les techniques. D’un côté, les utilisateurs collaborent à l’identification des sujets qu’on retrouve dans les documents en accroissant le nombre d’ « étiquettes » attribuées à chacun des documents. Tandis que de l’autre côté, le bibliothécaire poursuit son travail d’indexation classique qui assure une constance dans l’organisation de l’information tout en s’inspirant des « étiquettes » apposées par les usagers. Le bibliothécaire pourrait par la suite faire évoluer les descripteurs employés en ajoutant des sujets qu’ils n’étaient pas en mesure de percevoir avec le peu de temps qu’on lui donne pour effectuer son travail.

La question qu’il faut se poser par la suite, c’est comment intégrer le travail des usagers dans l’expérience de recherche des utilisateurs d’outils de découverte? Le simple nuage de « tags » sera un début, mais à long terme il faut prévoir son intégration dans la recherche classique.

Baladodiffusion: Stuart Weibel d’OCLC

Avec un peu de retard, je vous suggère une entrevue de Jon Udell avec Stuart Weibel d’OCLC qui nous entretient de Dublin Core et WorldCat.

Rien de nouveau pour ceux qui connaissent déjà Dublin Core et surtout pas une entrevue qui vous permettrait de connaître son utilité et ses possibilités d’utilisation.

La partie intéressante de l’entrevue à mon avis, tourne plutôt autour de WorldCat, WorldCat Identities et toute la question des URL et des liens permanents sur le Web.

Weibel parle de l’habitude que les gens ont prise sur le Web de diriger les liens vers les sites commerciaux comme Amazon lorsqu’il mentionne un livre. Weibel croît, et avec raison, qu’il serait plus avantageux d’envoyer son lien vers WorldCat qui, de toute façon, offre un lien vers des sites Web commerciaux par la suite. À moins d’être un partenaire d’Amazon et de bénéficier de revenus associés au référencement.

J’utilise cette stratégie depuis longtemps, notamment parce que les OPAC ne permettent pas de « deep link », mais aussi pour encourager les internautes à utiliser leurs bibliothèques. De plus, WorldCat offre un résultat géographiquement significatif. Ainsi, les lecteurs en Europe obtiennent des résultats liés aux bibliothèques à proximité de chez eux, tandis que nous à l’Université de Montréal, on obtient des résultats centrés au Québec.

Pour ce qui est de WorldCat Identities, je suis plutôt sceptique à l’idée de vouloir l’utiliser pour faire aboutir mes liens sur le Web. Pour moi, un lien doit servir à enrichir le texte et permettre au lecteur de poursuivre sa lecture selon ses connaissances et ses besoins informationnels. Je ne crois pas que de savoir ce qu’une personne a publié et qui est répertorié dans WorldCat (parce qu’on peut avoir du contenu publié qui n’est pas dans WorldCat), ne permet pas d’augmenter de façon significative sa connaissance d’une personne. Je préfère employer la section à propos sur la personne si elle a un blogue, ou encore mieux, son entrée dans Wikipedia.

WorldCat Identities est plus utile pour les aspects traditionnels du catalogage bibliographique et du contrôle d’autorité.