Nouvelle génération d’outils de recherche en bibliothèque

Le dernier numéro de Library Technology Reports mérite l’attention de ceux qui s’intéressent aux derniers développements dans l’univers des outils de recherche et des catalogues/OPAC en bibliothèque.Couverture du volume 43, numéro 4 de Library Technology Reports

Marshall Breeding qui dresse un portrait annuel des SIGB nous propose un survol documenté des nouveaux outils de recherche proposés pour remplacer les catalogues/OPAC en utilisation actuellement.

L’introduction présente les caractéristiques communes qui sont offertes par les nouveaux catalogues en utilisation actuellement ou encore en développement. Les chapitres subséquent traîtent de façon individuelle les produits AquaBrowser, Endeca, Encore, Primo, WorldCat Local et quelques autres.

Enfoncer le clou de la CDD

J’ai mentionné l’essai que fait une bibliothèque de classer ses livres sans la CDD. Le Wall Street journal est revenu sur le sujet par la suite.

Cependant, les meilleures explications viennent de Karen G. Schneider qui explique les faits plutôt que de grimper dans les rideaux.

Le billet nous explique les raisons qui ont poussées à choisir la classification BISAC, employée par l’industrie du livre, pour remplacer la CDD. Ce choix a été fait après le remplacement de l’OPAC par un nouvel outil de recherche nommé Endeca. Les capacités de recherche d’Endeca ne pouvait pas être maximisé par l’utilisation des Subjects Headings de la LoC.

Schneider écrit aussi que la CDD a été conçu pour être employé par des bibliothécaires et qu’on peut évidemment pensé que Dewey a conçu la CDD pour des bibliothèques avec des rayons fermés.

Fait intéressant, l’article mentionne que le fournisseur du logiciel Endeca offre une passerelle de transfert pour remplacer les vedettes contenues dans les champs 695 des notices MARC par les sujets BISAC automatiquement.

Le début de la fin pour la CDD?

Un nouvel article dans le New York Times d’hier revient sur cette bibliothèque de l’Arizona qui expérimente avec une classification qui se rapproche de celle d’une librairie au détriment de la classification décimale de Dewey.Non à Dewey?

L’article accorde quelques lignes sur les motivations du directeur des 15 bibliothèques du comté Maricopa. Il explique que la décision est basée sur la nécessité d’adapter le service offert aux besoins des usagers. Il justifie l’abandon de la CDD au fait que les gens ne comprennent pas la signification à chiffres et ne l’utilisent pas.

Personnellement, je crois qu’on doit attendre et laisser la bibliothèque essayer sa nouvelle classification. Si ça ne fonctionne pas, je suis certain que la bibliothèque va revenir à la CDD. Si le projet fonctionne, on risque de voir d’autres bibliothèques en venir à la même décision. Au bout du compte, attendons pour voir, seul le temps nous le dira.

Fait intéressant, on mentionne que le directeur et 16 de ses employés ont paradé au congrès de la ALA avec des macarons sur lesquels on retrouvait le « Dewey » encerclé d’un rond et d’une barre de travers rouge.

L’innovation en bibliothèque

Je vous suggère d’écouter la dernière balado de Lita. Les 3 panélistes se demandent si les bibliothèques innovent. Est-ce qu’elles suivent les tendances en retard? Et d’autres questions en lien avec le sujet.

On se pose des questions sur le climat nécessaire aux innovations. Que souvent, ce sont les collègues du milieu qui sont réfractaire au changement. On revient notamment sur la bibliothèque publique qui a « osé » essayer quelque chose de nouveau en abandonnant la classification Dewey. Stephen Abrams fait remarquer qu’à la fin des années 1950, certains bibliothécaires s’opposaient à l’utilisation du téléphone pour faire de la référence!

Ce qui intéressant dans cette balado qui dure presque 2 heures, c’est qu’on accorde beaucoup de place aux interventions du public et notamment à une étudiante en MLIS qui se demande si la raison pour laquelle les bibliothèques n’innovent pas, serait que les écoles de bibliothéconomie ne le font pas non plus!

Vous pouvez écouter l’épisode ou vous abonnez au fil RSS pour obtenir la série entière.

Prêt de documents numériques

Ce billet a été publié sur le blogue collaboratif EBSI 2.0 en premier lieu et importé par la suite sur mon blogue personnel.

Un article intéressant qui est passé par une très bonne source d’information, nous apprend que certaines bibliothèques allemandes vont lancer un service de prêt pour des documents numériques avec l’aide d’un partenaire commercial.

La compagnie DiViBib GmbH servira de fournisseur de contenu comprenant de la musique, des documents sonores et audiovisuels ainsi que de livres numériques à partir d’un site Web. Évidemment que la protection des droits d’auteurs passe par les technologies habituelles de DRM. ce qui veut dire qu’un document perd sa capacité d’être lù à la fin de la période de prêt, mais ne nécessitera pas le retour à la bibliothèque. 😉 Fait intéressant mentionné dans l’article, le même document ne peut pas être emprunté en même temps par deux usagers.

Ce type d’entente commercial rappel l’article bidon du New York Post qui affirmait que la bibliothèque publique de Brooklyn explorait l’idée d’un partenariat avec le service en ligne Netflix. Netflix est un service payant en ligne qui remplace notre club vidéo par des emprunts de DVD livrés par la poste. Cependant, un autre blogue nous pointait vers une bibliothèque publique du Rhode Island qui offre la possibilité à ses usagers d’emprunter des films, ne figurant pas dans la collection de la bibliothèque, par l’entremise du service Netflix. Le but de la bibliothèque du R. I. est d’utiliser son compte Netflix comme une source de documents pour le PEB au même titre qu’une autre bibliothèque.