Pourquoi bloguer, moi je…

« Je prends le temps d’objectiver ce que je vis dans la pratique parce que j’apprends de mes bons coups et de mes erreurs en les partageant, d’autant plus que, souvent, les questions ou relances de mes lecteurs viennent approfondir mon témoignage. »

« «Réfléchir tout haut» devant une foule d’individus qui expriment parfois leurs réactions et peuvent mettre le doigt sur certaines de vos incohérences est un exercice périlleux, mais extrêmement formateur »

Ces deux citations proviennent du chapitre « Bloguer pour apprendre » de Mario Asselin compris dans le livre Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires et expriment bien ce que Mon Memex est devenu pour moi. Après 2 ans à bloguer sur les sciences de l’information, dont 8 mois sur ce blogue, je les ajouterais à ce qu’on avait exprimé à l’ouverture d’EBSI 2.0. Oui, car dans les faits, ce blogue me permet de vulgariser des idées et des notions apprises et de les partager.

Pour ce qui est du livre, il est bien fait en général. Il décrit bien l’utilité des blogues, mais avec une perspective québécoise. Autre le chapitre de M. Asselin, ceux de Sylvain Carle sur « Bloguer pour se définir » et celui de Marie-Chantale Turgeon sur « Bloguer pour réseauter » sont mes préférés. Dans l’ensemble, ce recueil est un très bon manuel pour une personne qui souhaite ouvrir son propre blogue et qu’il doit justifier sa démarche à son employeur.

En passant, il y a une erreur factuelle à la page 107. On fait mention de l’utilisation des blogues par Howard Dean durant sa course à l’investiture démocrate, mais on indique 2000 au lieu d’indiquer 2004.

Enrichissement de l’OPAC avec Google Book Search

Depuis jeudi, Google Book Search a publié son API pour l’utilisation de son contenu. Il a fallu 48h pour que Tim Spalding de LibraryThing publie le code pour afficher la page couverture des livres disponibles sur Book Search dans un OPAC. Cette fonctionnalité s’ajoute à celle déjà employée et qui permettait de renvoyer un utilisateur vers le contenu du livre disponible dans Book Search.

L’enrichissement de l’OPAC est la capacité d’ajouter des informations externes aux notices MARC dans l’affichage des résultats de recherche du catalogue. On inclut dans ce type d’enrichissement, la page couverture, la table des matières, la description du livre, les critiques du livre et parfois un extrait du contenu du livre.

Jusqu’à maintenant, les bibliothèques avaient quelques options avec des avantages et des défauts. Les services commerciaux du type de Syndetic Solutions et Content Cafe l’offraient par un abonnement payant. Il y a aussi le site Amazon qui offre le service gratuitement, mais demandait à ce que le clic de l’utilisateur sur la page couverture du livre retourne celui-ci au site commercial. Évidemment, il existe aussi le service d’enrichissement de la BTLF, qui tarde à être adopté.

Google est toujours à la poursuite de la nouvelle denrée rare, l’attention. En renvoyant les utilisateurs vers Google plutôt que chez Amazon, on accepte ainsi de fournir l’attention des usagers de bibliothèques en échange du contenu « gracieusement » fourni par Google.

Une jeune bibliothécaire dans le journal de l’université

Demain dans l’édition du 25 février 2008 de l’hebdomadaire d’information de l’Université de Montréal, le Forum, vous pourrez lire un article sur une diplômée 2007 de l’EBSI.

En effet, la chronique « Parlons des personnes… », est consacrée à Tania Siglinde qui est nouvellement bibliothécaire au service de catalogage de la Direction des bibliothèques de l’Université de Montréal. Cependant, elle est mieux connue à l’EBSI pour avoir été présidente de l’association étudiante de l’EBSI en 2006-2007.
L’article mentionne sa formation de musicienne et bibliothécaire, ainsi que son expérience au sein des communautés autochtones du Québec. Quelques lignes sont aussi consacrées à son rêve de voir naitre une discipline qui combinerait l’ethnologie à la bibliothéconomie.

Je mettrai à jour ce billet, une fois que le site Web du Forum aura placé son « nouveau » 😉 contenu en ligne, car ce lien est vide pour l’instant.

Mise à jour: Voici le lien vers l’article en question.

Évangélisme technologique

Les blogues sont un outil de communication efficace pour offrir son point de vue sur la place publique. Notamment pour confronter des idées et recevoir de la rétroaction sur celles-ci. Malheureusement, cette notion n’est pas toujours comprise par les administrateurs de différentes organisations qui craignent le concept d’évangélisme technologique.

Cette semaine, Nicole Engart a rouvert le blogue OpenSesame de LibLime. Elle annonce clairement ses couleurs et propose de discuter des enjeux entourant les logiciels libres en bibliothèque. Hier, elle a publié des liens utiles pour mieux saisir l’importance du logiciel libre, mais aussi deux liens qui mènent vers des bibliographies dont une sur les logiciels libres en bibliothèques. Je vous conseille définitivement l’ajoute du blogue à votre agrégateur de RSS.

Un wiki censuré attire l’attention

L’an dernier, dans un billet exploratoire sur le potentiel des wikis, j’avais mentionné l’existence d’un wiki dédié à la publication de documents et d’informations compromettantes sur les pratiques douteuses de gouvernements et organisations.

Depuis hier, un jugement de la Cour californienne a demandé et obtenu le retrait du site Wikileaks qui se retrouve normalement à l’adresse www.wikileaks.org. L’hébergeur du wiki s’est vu forcé de retirer le site, mais encore plus étrange, il s’est aussi vu forcé de geler l’adresse URL. Ce qui signifie que le propriétaire du nom de domaine ne peut pas réutiliser son adresse avec un autre service d’hébergement. Ce jugement fait suite à la publication de documents entourant les services de blanchiment d’argent d’une banque suisse sur le site Wikileaks.

J’attire votre attention sur cette histoire pour deux raisons principalement. La première concerne évidemment l’utilisation de la technologie des wikis pour la diffusion de documents. Nous avons ici une bonne démonstration d’utilisation d’outils collaboratifs. Le deuxième entour la question entour la gestion stratégique de l’information. Cette banque suisse a réussi à attirer l’attention sur une situation qu’elle souhaitait cacher sous un tapis par son opération judiciaire. Il faut donc se demander quel rôle éthique les professionnels des sciences de l’information peuvent jouer dans l’accessibilité des documents et la mise en valeur d’informations compromettantes. Est-ce que la gestion documentaire doit servir à camoufler ce type de document?

Je tiens à préciser que dans cette histoire, les documents proviennent probablement d’un individu et ancien employé de la banque en question et qu’aucun professionnel des sciences de l’information ne semble être mis en cause.

J’ajouterais que ce n’est pas un hasard si vous retrouvez une multitude de liens vers Wikileaks dans ce billet. Je souhaite hausser sa « trouvabilité » par les moteurs de recherche.

Via notamment Wired et BBC.