Organiser un voyage avec un site Wiki

Dans un de mes derniers billets sur les outils de collaboration, j’ai fait allusion à l’existence d’un site Wiki utilisé par les étudiants de l’EBSI.

Ce Wiki en question porte le nom de WashiWiki et il a été utilisé par le GESLA dans l’organisation d’un voyage à la Library of Congress. Le voyage qui était entièrement organisé par quelques étudiantes de 2e année de maîtrise a été facilité dans son organisation par un Wiki éphémère.

Seulement quelques utilisateurs parmi les 56 inscrits ont réellement participé à l’ajout de contenu, mais les informations et la collaboration furent bénéfiques pour l’ensemble des voyageurs. Je vous conseille d’observer l’historique de la page sur l’inscription aux différentes visites des divisions de la LoC pour vous donner une idée de son efficacité à gérer les modifications continuelles.

Au niveau technique, le Wiki est une installation du logiciel Wikka wiki. Ma seule expérience personnelle précédente avec ce type d’outils était MediaWiki. (Le logiciel derrière Wikipedia) Cependant, une des organisatrices du voyage souhaitait que l’apparence visuelle du Wiki s’éloigne de Wikipedia. L’exploration d’un tout autre logiciel s’avérait plus simple que de modifier la mise en page offerte par défaut avec MediaWiki.

Wikka wiki est d’une légèreté incroyable comparativement à MediaWiki en terme d’espace serveur et de fonctionnalités. À l’exception d’un problème d’authentification d’une participante causé par son propre ordinateur, aucun problème technique n’est survenu. La seule lacune que j’ai perçue, c’est son unilinguisme anglais.

En terminant l’écriture de ce billet pour le publier, je me suis aperçu que le nouveau comité exécutif du GESLA allait poursuivre l’exploration des Wikis pour leurs activités régulières. Je suis agréablement surpris et heureux d’avoir peut-être démontré la pertinence de ce type d’outil. 🙂

Défi aux bibliothèques du XXIe siècle

Je m’attarde présentement à la lecture d’un dossier sur les bibliothèques académiques britanniques produit par le quotidien Guardian et le JISC. Je n’ai pas tout lu et vous pourrez me faire part de vos découvertes personnelles si vous le lisez. Je me suis surtout intéressé à l »article Why a Wild West approach just won’t do qui mentionne notamment:

« By deciding to launch web-based resources or services, scholarly projects are moving from a relatively sheltered environment, operating at the pace of the academic enterprise, into one that operates at the speed of web commerce. It is a challenging new world. »

C’est selon moi le plus gros défi des bibliothèques académiques, mais de tout acabit aussi. Le Web joue dans les platebandes des bibliothèques depuis longtemps. Il faut repenser notre stratégie en considérant l’analyse SWOT qu’on nous enseigne à l’EBSI. Elle n’est définitivement pas aussi farfelue que certains de mes collègues pensent.

L’article poursuit en donnant des exemples européens pour contre cet effet de la compétition sur le Web. Notamment le Knowledge Exchange qui pourrait donner des idées aux institutions canadiennes qui se partagent les mêmes champs de compétences selon les régions.

Découvert via la liste Web4lib.

L’algorithme de Google modifié plus de 450 fois en 2007

L’algorithme employé par Google a démontré sa force dans le traitement des requêtes sur le Web.

Une entrevue avec le Guru de la recherche chez Google publiée dans la revue Popular Mechanics nous permet d’avoir un bref aperçu des efforts déployés pour améliorer les résultats de recherche.

La phrase qui m’a le plus marqué étant celle-ci:

« Last year we made over 450 improvements to the algorithm. »

De quoi faire pleurer les bibliothécaires avec les résultats de recherche présentés en ordre alphabétiques ou par numéro de notices les plus récentes dans les catalogues de bibliothèque. Il faut donc poursuivre le développement d’outils qui offrent des résultats de recherche en ordre de pertinence tout en s’assurant de peaufiner ces résultats selon les besoins des utilisateurs.

La bibliothèque de l’UQTR innove et rénove

Une collègue m’a pointé vers un article dans entête, le journal institutionnel de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Le texte présente les améliorations physiques ainsi que la nouvelle offre informatique que j’ai présentée plus tôt cette semaine.

Petit passage intéressant où on présente Metalib et Primo au grand public:

D’abord, nous ajouterons un métamoteur permettant la recherche simultanée dans plusieurs bases de données. Par la suite, nous mettrons à profit cet outil de métarecherche en lui superposant une interface de recherche intégrée, mais simple d’utilisation comme Google. Il sera alors possible d’accéder au catalogue de la Bibliothèque et aux bases de données à partir d’un portail de recherche unique.

Il faut préciser que le « portail de recherche unique » intègre l’OPAC avec les périodiques électroniques [SIC] et les bases de données sous deux onglets différents dans Primo. Sans insinuer que ce soit écrit dans l’article, il n’y a pas de recherche unique pour les deux silos documentaires.

Le Web invisible des livres


Un court article dans le numéro d’avril, qui n’est pas en ligne, d’American Libraries a attiré mon attention.

L’article présente le projet Open Library d’Aaron Swartz que j’ai déjà présenté auparavant.

Je suis resté accroché sur une citation de Swartz:

« Wandering through the stacks of my local library, I noticed I kept coming across all sorts of fantastic books I’d never heard of and when I got back to my computer, I found out why: There was nothing about them on the internet. They were out-of-print, so publishers weren’t promoting them, Amazon wasn’t selling them, and libraries had their catalogs hidden behind Google-unfriendly OPACs. »

Retenons deux éléments de la citation. Premièrement, il y a encore une place importante pour la bibliothèque physique dans l’opération de découverte. Notamment parce que le furetage des rayons n’a pas encore été reproduit efficacement dans l’environnement numérique. Deuxièmement, il est vrai que les OPACs ne sont pas indexés par les moteurs de recherche. C’est principalement dû au fait que les OPACs qui permettent des liens permanents vers les notices sont rares et qu’il est monnaie courante d’ouvrir une session pour consulter un OPAC. Ceci n’est pas un problème selon moi.

Pour ceux qui viennent de dire: « Pardon? », je m’explique.

Il est inutile de prendre connaissance du contenu d’un catalogue dans mes résultats de recherche si je n’ai pas accès physiquement à la bibliothèque. (ex: Je n’irai pas emprunter un livre à la bibliothèque publique de New York)

Le deuxième problème, c’est que les résultats qui proviennent des moteurs de recherche sont influencés par un algorithme de pertinence. Celui-ci est basé en partie sur le nombre de liens dirigés vers les notices comme des votes d’approbations des sites Web d’où ils proviennent. Sur Google, on obtiendrait les notices des OPACs des grandes institutions comme celui de la Library of Congress.

Il est beaucoup plus pertinent, et logique, de laisser WorldCat être le point d’entrée sur le Web pour la recherche de livres en bibliothèque. Sauf que sur le long terme, Open Library pourrait remplacer ou combler l’espace occupé par WorldCat.