Baladodiffusion: Beth Jefferson de BiblioCommons

Cette semaine, Jon Udell présente une entrevue avec Beth Jefferson de BiblioCommons. BiblioCommons propose un système qui se greffe à l’OPAC traditionnel pour faciliter la découverte de contenu. Cette amélioration de la découverte, pour les usagers des bibliothèques, s’effectue par l’entremise d’une recherche « socialisée » que je préfère caractérisée de collaborative.

On parle ici d’un système qui emploie notamment les recommandations, l’évaluation de documents et les listes de favoris pour améliorer les résultats de recherche. Mme Jefferson affirme indirectement que les limites dans la catégorisation des documents nuisent à la recherche. Elle croit que la découverte en bibliothèque doit se baser sur la richesse des liens entre les documents créés par les usagers. Un concept fort intéressant à mon avis.

Un des gros problèmes pour les sites du Web 2.0, c’est l’absence d’une masse significative de participants. Seuls quelques sites comme Flickr ou Del.icio.us peuvent se vanter d’avoir un nombre d’utilisateurs qui acceptent de se connecter et de participer à l’organisation de l’information. Cet avantage, comme le mentionne Jefferson, les bibliothèques le possèdent. Car oui, la plupart des utilisateurs acceptent de se brancher régulièrement pour consulter leurs prêts, leurs réservations et effectuer des renouvèlements. Beth Jefferson y voit une opportunité pour faire collaborer les usagers de la bibliothèque.

Un aspect intéressant du projet, c’est celui du réseautage des multiples bibliothèques qui utiliseront le service de BibliCommons. Ainsi, la contribution d’un usager dans une bibliothèque pourra enrichir l’expérience d’un utilisateur dans une autre bibliothèque.

Pour l’instant, l’entreprise collabore avec SirsiDynix pour la phase bêta et il n’y a aucune démonstration publique pour se faire une opinion sur le service. Cependant, Jefferson mentionne que certaines bibliothèques vont bientôt l’offrir.

Je vous conseille de visionner la présentation sur BiblioCommons donné par Beth Jefferson et ses collaborateurs pour en découvrir plus sur cet outil prometteur.

Baladodiffusion: Stuart Weibel d’OCLC

Avec un peu de retard, je vous suggère une entrevue de Jon Udell avec Stuart Weibel d’OCLC qui nous entretient de Dublin Core et WorldCat.

Rien de nouveau pour ceux qui connaissent déjà Dublin Core et surtout pas une entrevue qui vous permettrait de connaître son utilité et ses possibilités d’utilisation.

La partie intéressante de l’entrevue à mon avis, tourne plutôt autour de WorldCat, WorldCat Identities et toute la question des URL et des liens permanents sur le Web.

Weibel parle de l’habitude que les gens ont prise sur le Web de diriger les liens vers les sites commerciaux comme Amazon lorsqu’il mentionne un livre. Weibel croît, et avec raison, qu’il serait plus avantageux d’envoyer son lien vers WorldCat qui, de toute façon, offre un lien vers des sites Web commerciaux par la suite. À moins d’être un partenaire d’Amazon et de bénéficier de revenus associés au référencement.

J’utilise cette stratégie depuis longtemps, notamment parce que les OPAC ne permettent pas de « deep link », mais aussi pour encourager les internautes à utiliser leurs bibliothèques. De plus, WorldCat offre un résultat géographiquement significatif. Ainsi, les lecteurs en Europe obtiennent des résultats liés aux bibliothèques à proximité de chez eux, tandis que nous à l’Université de Montréal, on obtient des résultats centrés au Québec.

Pour ce qui est de WorldCat Identities, je suis plutôt sceptique à l’idée de vouloir l’utiliser pour faire aboutir mes liens sur le Web. Pour moi, un lien doit servir à enrichir le texte et permettre au lecteur de poursuivre sa lecture selon ses connaissances et ses besoins informationnels. Je ne crois pas que de savoir ce qu’une personne a publié et qui est répertorié dans WorldCat (parce qu’on peut avoir du contenu publié qui n’est pas dans WorldCat), ne permet pas d’augmenter de façon significative sa connaissance d’une personne. Je préfère employer la section à propos sur la personne si elle a un blogue, ou encore mieux, son entrée dans Wikipedia.

WorldCat Identities est plus utile pour les aspects traditionnels du catalogage bibliographique et du contrôle d’autorité.

Baladodiffusion: Jeremy Frumkin au LITA Forum

LITA, la division techno de l’ALA, tenait son Forum National à Denver au début du mois d’octobre.

Jeremy Frumkin, qui est « Gray Chair for Innovative Library Services at Oregon State University » , a présenté l’application de métarecherche LibraryFind développé par lui et ses collègues. LibraryFind est un autre logiciel qui vise à remplacer les OPAC traditionnels en combinant les résultats d’une recherche unique dans de multiples silos documentaires.

LibraryFind est un logiciel libre entièrement gratuit. Il comporte plusieurs caractéristiques qui améliorent la qualité de la recherche pour les usagers des bibliothèques.

Premièrement, le résolveur d’OpenURL est intégré au logiciel dans la livraison des résultats de recherche. Ainsi, l’utilisateur ne se fait pas offrir un choix de ressources où il pourrait trouver le document, mais un lien direct vers le document.

Les résultats sont affichés selon un algorithme de pertinence. Étant un logiciel libre, cet algorithme est entièrement accessible à l’organisation qui installe le logiciel. Il peut donc le modifier selon ses besoins et les particularités de sa communauté d’utilisateurs. Le partage subséquent du travail des différentes organisations sur l’algorithme ne pourra qu’améliorer sa qualité et son efficacité.

LibraryFind établit aussi un index tiers à celui existant pour chacune des ressources disponibles.Ceci accroit la rapidité du rendu des résultats au moment de l’affichage.

En présentant le logiciel, Frumkin se permet certains commentaires sur la recherche en bibliothèque et les outils de recherche. Il débute par expliquer que l’utilisation du catalogue de fiches était uniforme d’une bibliothèque à l’autre et que l’usager pouvait développer une connaissance du système de recherche. Aujourd’hui, c’est plutôt l’inverse qui se présente avec des interfaces de recherche spécifique à chacun des sites Web et OPAC de bibliothèques qu’on visite.

Il mentionne aussi que la bibliothéconomie a mis beaucoup d’effort dans la normalisation des métadonnées, mais non pas dans la normalisation de leurs accès. Ce qui permet à différents logiciels d’utiliser les métadonnées normalisées, mais d’obscurcir leurs accès. Il faudrait donc travailler sur l’uniformisation des attentes de l’utilisateur devant les outils de recherche.

Baladodiffusion: Joshua Ferraro de Liblime

J’écoute beaucoup de contenu en baladodiffusion et je vais tenter de partager le plus intéressant sur ce blogue.

Richard Wallis, « Technology evangelist » pour Talis, réalise des entrevues et les diffuse sur le Web en baladodiffusion sous « Talking with Talis« .

Une récente entrevue a été réalisée avec Joshua Ferraro de LibLime. L’entreprise offre service et support pour des logiciels libres de gestion de bibliothèques. Notamment, le SIGB Koha.

Le rôle et la mission de LibLime sont de déplacer la fonction traditionnelle du fournisseur de SIGB de la vente d’un logiciel vers le support de celui-ci. Ainsi, une bibliothèque choisit son fournisseur en fonction de la qualité du service et non sur l’offre de logiciels.

LibLime n’offre pas seulement du service pour Koha, mais aussi pour Evergreen, ainsi que Keystone et YakPac d’Index Data.

Je ne crois pas que Koha soit une solution pour les bibliothèques académiques, mais plutôt une solution valable pour les bibliothèques publiques qui gèrent des collections réduites.