Un nouveau logo pour Biblibre

Nicolas Morin nous invite à choisir un logo pour Biblibre. Vous pouvez faire votre choix parmi trois options prénommées Sakura, Cible et Poisson.

Je ne veux pas influencer le vote, mais selon Wikipedia:

« le sakura a toujours été un symbole de beauté éphémère au Japon […]. La vie était considérée comme belle et courte, un peu comme une fleur de cerisier. »

Je souhaite personnellement une longue existence à la société et je ne crois pas que le sakura soit un bon choix! 😉

Pour ceux qui ne connaissent pas, Biblibre est une société française qui supporte notamment l’installation du SIGB libre Koha. On pourrait dire que c’est un équivalent de LibLime aux États-Unis et InLibro au Québec.

Internet sans fil en bibliothèque

La dernière édition de l’enquête NETendances du CEFRIO indique que: « 28% des Québécois disposent d’un accès sans fil [aussi connu sous wifi] » et que « l’ordinateur portatif (22%) et le téléphone portable (8%) sont les deux appareils les plus utilisés pour y accéder. » Difficile pour les bibliothèques d’ignorer cette tendance et la plupart des bibliothèques offrent un accès à l’Internet sans-fil.

Dernièrement, Jon Udell a interviewé Michael Lenczer d’Île Sans Fil. Île Sans Fil est une organisation à but non lucratif qui offre l’Internet dans environ 150 points d’accès sur l’île de Montréal. J’utilise ce service depuis plusieurs années pour ne pas dire depuis sa création. Le service est simple d’utilisation et fiable. Pour se connecter, on utilise un nom d’utilisateur unique et un mot de passe pour l’ensemble des points d’accès sur le territoire montréalais.

L’autre jour, j’étais dans une bibliothèque du Réseau des bibliothèques de la ville de Montréal et je décide de vérifier s’il y a une connexion sans fil. J’ouvre mon ordinateur portable, trouve le nom d’un réseau identifié à la bibliothèque et tombe sur une page Web me demandant de m’authentifier. Je tente d’utiliser mon numéro d’usager et le mot de passe employé pour mon dossier de lecteur. Ça ne fonctionne pas. Sans importance, je l’essayerai une autre fois. Je reviens la semaine d’après et je m’informe au comptoir sur la procédure pour me connecter. On ne me répond pas et on me donne un petit bout de papier sur lequel se trouvent un nom d’utilisateur et un mot de passe. Il fallait le savoir!

Pour revenir à Île Sans Fil, la Bibliothèque et centre d’informatique Atwater, qui est à l’extérieur du réseau de la ville de Montréal, fait affaire avec Île Sans Fil. Ce qui permet à ses usagers d’accéder au service gratuitement, mais permet aussi aux gens qui passent dans le coin et qui utilisent Île Sans Fil de se connecter sans aucune authentification additionnelle.

Ce qu’il faut retenir, c’est que l’accès fédéré aux 150 points d’accès d’Île Sans Fil permet à plusieurs établissements commerciaux, sociaux et culturels d’offrir l’Internet gratuitement. Pourquoi est-ce que les bibliothèques de la ville de Montréal ne rejoignent pas ce service en partenariat avec un organisme comme Île Sans Fil?D’un côté, les bibliothèques obtiennent de la visibilité auprès des milliers d’utilisateurs du service. Tandis qu’Ile Sans Fil grossit son nombre de points d’accès offerts.

Enrichissement de l’OPAC avec Google Book Search

Depuis jeudi, Google Book Search a publié son API pour l’utilisation de son contenu. Il a fallu 48h pour que Tim Spalding de LibraryThing publie le code pour afficher la page couverture des livres disponibles sur Book Search dans un OPAC. Cette fonctionnalité s’ajoute à celle déjà employée et qui permettait de renvoyer un utilisateur vers le contenu du livre disponible dans Book Search.

L’enrichissement de l’OPAC est la capacité d’ajouter des informations externes aux notices MARC dans l’affichage des résultats de recherche du catalogue. On inclut dans ce type d’enrichissement, la page couverture, la table des matières, la description du livre, les critiques du livre et parfois un extrait du contenu du livre.

Jusqu’à maintenant, les bibliothèques avaient quelques options avec des avantages et des défauts. Les services commerciaux du type de Syndetic Solutions et Content Cafe l’offraient par un abonnement payant. Il y a aussi le site Amazon qui offre le service gratuitement, mais demandait à ce que le clic de l’utilisateur sur la page couverture du livre retourne celui-ci au site commercial. Évidemment, il existe aussi le service d’enrichissement de la BTLF, qui tarde à être adopté.

Google est toujours à la poursuite de la nouvelle denrée rare, l’attention. En renvoyant les utilisateurs vers Google plutôt que chez Amazon, on accepte ainsi de fournir l’attention des usagers de bibliothèques en échange du contenu « gracieusement » fourni par Google.

Une jeune bibliothécaire dans le journal de l’université

Demain dans l’édition du 25 février 2008 de l’hebdomadaire d’information de l’Université de Montréal, le Forum, vous pourrez lire un article sur une diplômée 2007 de l’EBSI.

En effet, la chronique « Parlons des personnes… », est consacrée à Tania Siglinde qui est nouvellement bibliothécaire au service de catalogage de la Direction des bibliothèques de l’Université de Montréal. Cependant, elle est mieux connue à l’EBSI pour avoir été présidente de l’association étudiante de l’EBSI en 2006-2007.
L’article mentionne sa formation de musicienne et bibliothécaire, ainsi que son expérience au sein des communautés autochtones du Québec. Quelques lignes sont aussi consacrées à son rêve de voir naitre une discipline qui combinerait l’ethnologie à la bibliothéconomie.

Je mettrai à jour ce billet, une fois que le site Web du Forum aura placé son « nouveau » 😉 contenu en ligne, car ce lien est vide pour l’instant.

Mise à jour: Voici le lien vers l’article en question.

Évangélisme technologique

Les blogues sont un outil de communication efficace pour offrir son point de vue sur la place publique. Notamment pour confronter des idées et recevoir de la rétroaction sur celles-ci. Malheureusement, cette notion n’est pas toujours comprise par les administrateurs de différentes organisations qui craignent le concept d’évangélisme technologique.

Cette semaine, Nicole Engart a rouvert le blogue OpenSesame de LibLime. Elle annonce clairement ses couleurs et propose de discuter des enjeux entourant les logiciels libres en bibliothèque. Hier, elle a publié des liens utiles pour mieux saisir l’importance du logiciel libre, mais aussi deux liens qui mènent vers des bibliographies dont une sur les logiciels libres en bibliothèques. Je vous conseille définitivement l’ajoute du blogue à votre agrégateur de RSS.

L’OPAC dans un quotidien?

Les catalogues de bibliothèques sont un sujet de discussion fréquent pour le domaine de la bibliothéconomie, mais c’est un sujet plutôt rare pour les quotidiens.

Récemment, le Columbus Dispatch a brisé la règle en publiant un article qui traitait de l’implantation d’AquaBrowser dans les bibliothèques du Columbus Metropolitan Library.

Je suis surtout intéressé par la citation du directeur des technologies de l’information de la bibliothèque qui confirme l’état de la situation pour les interfaces de recherche:

« Everybody is moving toward a single-box search like you’ll see at Amazon.com or over at Google, » said Scott Fothergill, director of information technology for the library.

« We’re accommodating what people are used to seeing — people who just want to plug in a search term and get their list. »

Je suis aussi heureux de lire les commentaires des usagers de la bibliothèque dans l’article. Ceux-ci ne semblent pas apprécier l’affichage graphique de l’outil. Ce qu’AquaBrowser ose nommer « nuage », mais qui ressemble plutôt à une carte conceptuelle.

Je n’ai jamais trouvé utile la carte conceptuelle d’AquaBrowser. Le « nuage » permet bien de raffiner sa recherche en modifiant les critères de recherche, mais l’implantation et la représentation sont déficientes. Oui, car aucune trace du raffinement ne s’affiche à l’écran sauf des mots en surbrillances dans les notices repêchées.