Le Web invisible des livres


Un court article dans le numéro d’avril, qui n’est pas en ligne, d’American Libraries a attiré mon attention.

L’article présente le projet Open Library d’Aaron Swartz que j’ai déjà présenté auparavant.

Je suis resté accroché sur une citation de Swartz:

« Wandering through the stacks of my local library, I noticed I kept coming across all sorts of fantastic books I’d never heard of and when I got back to my computer, I found out why: There was nothing about them on the internet. They were out-of-print, so publishers weren’t promoting them, Amazon wasn’t selling them, and libraries had their catalogs hidden behind Google-unfriendly OPACs. »

Retenons deux éléments de la citation. Premièrement, il y a encore une place importante pour la bibliothèque physique dans l’opération de découverte. Notamment parce que le furetage des rayons n’a pas encore été reproduit efficacement dans l’environnement numérique. Deuxièmement, il est vrai que les OPACs ne sont pas indexés par les moteurs de recherche. C’est principalement dû au fait que les OPACs qui permettent des liens permanents vers les notices sont rares et qu’il est monnaie courante d’ouvrir une session pour consulter un OPAC. Ceci n’est pas un problème selon moi.

Pour ceux qui viennent de dire: « Pardon? », je m’explique.

Il est inutile de prendre connaissance du contenu d’un catalogue dans mes résultats de recherche si je n’ai pas accès physiquement à la bibliothèque. (ex: Je n’irai pas emprunter un livre à la bibliothèque publique de New York)

Le deuxième problème, c’est que les résultats qui proviennent des moteurs de recherche sont influencés par un algorithme de pertinence. Celui-ci est basé en partie sur le nombre de liens dirigés vers les notices comme des votes d’approbations des sites Web d’où ils proviennent. Sur Google, on obtiendrait les notices des OPACs des grandes institutions comme celui de la Library of Congress.

Il est beaucoup plus pertinent, et logique, de laisser WorldCat être le point d’entrée sur le Web pour la recherche de livres en bibliothèque. Sauf que sur le long terme, Open Library pourrait remplacer ou combler l’espace occupé par WorldCat.

Université du Québec choisit Primo

Un communiqué d’Ex Libris annonce que le réseau des UQ a choisi l’outil de découverte Primo. On se rappelle que les UQ ont remplacé leur SIGB Manitou par le produit Aleph d’Ex Libris l’été dernier.

Le communiqué indique les trois raisons qui ont motivé le choix:

  • Fonctionnalités de consortium (Essentielles pour un réseau de bibliothèques de 10 établissements.)
  • La boite de recherche unique (Les générations Y et Google sont habituées à un seul point d’entré pour trouver la réponse à toutes leurs questions.)
  • Les options d’interfaces multilingues (Considérant le contexte francophone du Québec et la clientèle internationale des universités.)

Le communiqué indique aussi que suite à Aleph et Primo, le système de métarecherche MetaLib serait le prochain produit dans les plans pour le réseau des UQ. MetaLib est notamment employé à l’Université de Montréal pour Maestro.

Via Library Technology Guides

Evernote: le memex?

Depuis plus d’une semaine, j’utilise un nouveau service sur le Web qui vit dans le nuage et sur mon ordinateur personnel en parfaite synchronisation. Pour l’alimenter, j’utilise une application sur mon ordinateur ou sur le Web dans un espace privé. Je peux l’alimenter de contenu textuel, mais aussi d’images et d’impression d’écran qui seront traité par ROC au moment de l’ajout. Je peux le faire directement avec l’application, par un favelet dans le navigateur et même via un téléphone cellulaire.

Evernote se veut une extension de notre mémoire et donc une réalisation concrète du concept de memex développé par Vannevar Bush. Je peux organiser les petites informations qui passent rapidement et que je veux conserver et organiser pour plus tard. Je peux donc classer les informations dans des dossiers (notebooks) ou y attacher des descripteurs (tags).

Si vous êtes intéressé par le côté conceptuel et technique, vous pouvez écouter la baladodiffusion de Jon Udell qui réalise une entrevue avec le PDG du service: Phil Libin. Dans l’entrevue, Libin adresse la question de la préservation à long terme des données. Il affirme vouloir se rapprocher le plus possible des énoncés de la Long Now foundation.

Si vous préférez le côté pratio-pratique, vous pouvez visionner une démonstration du service.

Pour l’instant, le service est gratuit, mais à long terme il deviendra payant pour des avantages supplémentaires tout en offrant une version gratuite supportée par de la publicité.

Pour utiliser Evernote, il faut une invitation car le service est toujours en Beta privé. Bien que j’avais fait une demande pour une invitation, une collègue de McGill me l’a fournie quelques jours avant l’invitation officielle. J’ai donc plus d’une dizaine d’invitation encore disponible. Si vous en voulez une, écrivez-moi à l’adresse patrickmlozeau[arobas]gmail.com avec le sujet Evernote.

Nouvelle édition de La Référence: l’importance des associations professionnelles

Une nouvelle édition du journal étudiant de l’EBSI est parue hier. L’édition papier, longue de 32 pages, est maintenant accompagnée d’un site Web créé sur le CMS SPIP. Un très bon ajout à l‘espace de publication pour les étudiants de l’EBSI.

Beaucoup de contenu intéressant à lire, notamment les articles sur notre passage à la Library of Congress. J’aimerais cependant attirer votre attention sur un article qui revient sur la question des associations professionnelles à l’EBSI. Plus particulièrement sur la visite du président de la Corpo. On y mentionne les critiques d’étudiants sur la question du manque d’implication des associations professionnelles et ce que celles-ci promettent de réaliser pour remédier à la situation.

L’importance de l’implication des associations professionnelles est démontrée lorsque la présidente du groupe étudiant de la SLA (GESLA) affirme:

« Le GESLA s’intéresse au milieu très particulier des bibliothèques spécialisées, peu couvert dans les cours et qui demande à être exploré par un tel groupe ».

Ce qu’on peut traduire par, on parle très peu des bibliothèques spécialisées à l’EBSI, l’implication de la SLA dans les activités étudiantes de l’EBSI assure une visibilité à ce milieu professionnel. Du même coup, j’en profite pour mentionner le billet de ma collègue sur les avantages d’être membre de la SLA.

Note en terminant: Vincent, laisse le contenu de l’édition numérique sortir à 100% via le fil RSS. Ainsi, tes lecteurs liront ta publication où ils veulent, comme ils le veulent et quand ils le veulent! 🙂