SIGB

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Marshall Breeding vient de publier les résultats d’un sondage sur le niveau satisfaction des bibliothèques avec leurs SIGB. Les quatre questions posées tournaient autour de la satisfaction avec le SIGB, avec le fournisseur, avec le service à la clientèle et le maintien de la relation d’affaires avec cette même compagnie.

  • How satisfied is the library with your current Integrated Library System?
  • How satisfied is the library overall with the company from which you purchased your current ILS?
  • How satisfied is this library with this company’s customer support services?
  • How likely is it that this library will purchase its next ILS from this company?

Je vous laisse consulter les conclusions du rapport final, mais je retiens cette partie des observations de Breeding:

With a few exceptions, the relations are a bit chilly. The recent rounds of mergers and acquisitions have taken their toll. Survey comments reflect more uncertainty than trust in library automation vendors.

On ne peut s’empêcher de faire un lien avec le manifeste de Roy Tennant qui a été discuté sur la liste Code4Lib et traduit par Nicolas Morin. Il y a assurément un problème à ce qui a trait aux relations entre les fournisseurs et les bibliothèques et il risque d’y avoir un dénouement de ce côté dans les années à venir.

Je vous invite aussi à écouter une baladodiffusion de Talking with Talis qui fait interagir quelques personnes d’intérêts comme Tennant et Blyberg sur la relation entre les bibliothèques et les fournisseurs de logiciels. On y parle notamment du modèle économique qui doit changer pour les fournisseurs.

Cette semaine, Jon Udell présente une entrevue avec Beth Jefferson de BiblioCommons. BiblioCommons propose un système qui se greffe à l’OPAC traditionnel pour faciliter la découverte de contenu. Cette amélioration de la découverte, pour les usagers des bibliothèques, s’effectue par l’entremise d’une recherche « socialisée » que je préfère caractérisée de collaborative.

On parle ici d’un système qui emploie notamment les recommandations, l’évaluation de documents et les listes de favoris pour améliorer les résultats de recherche. Mme Jefferson affirme indirectement que les limites dans la catégorisation des documents nuisent à la recherche. Elle croit que la découverte en bibliothèque doit se baser sur la richesse des liens entre les documents créés par les usagers. Un concept fort intéressant à mon avis.

Un des gros problèmes pour les sites du Web 2.0, c’est l’absence d’une masse significative de participants. Seuls quelques sites comme Flickr ou Del.icio.us peuvent se vanter d’avoir un nombre d’utilisateurs qui acceptent de se connecter et de participer à l’organisation de l’information. Cet avantage, comme le mentionne Jefferson, les bibliothèques le possèdent. Car oui, la plupart des utilisateurs acceptent de se brancher régulièrement pour consulter leurs prêts, leurs réservations et effectuer des renouvèlements. Beth Jefferson y voit une opportunité pour faire collaborer les usagers de la bibliothèque.

Un aspect intéressant du projet, c’est celui du réseautage des multiples bibliothèques qui utiliseront le service de BibliCommons. Ainsi, la contribution d’un usager dans une bibliothèque pourra enrichir l’expérience d’un utilisateur dans une autre bibliothèque.

Pour l’instant, l’entreprise collabore avec SirsiDynix pour la phase bêta et il n’y a aucune démonstration publique pour se faire une opinion sur le service. Cependant, Jefferson mentionne que certaines bibliothèques vont bientôt l’offrir.

Je vous conseille de visionner la présentation sur BiblioCommons donné par Beth Jefferson et ses collaborateurs pour en découvrir plus sur cet outil prometteur.

J’écoute beaucoup de contenu en baladodiffusion et je vais tenter de partager le plus intéressant sur ce blogue.

Richard Wallis, « Technology evangelist » pour Talis, réalise des entrevues et les diffuse sur le Web en baladodiffusion sous « Talking with Talis« .

Une récente entrevue a été réalisée avec Joshua Ferraro de LibLime. L’entreprise offre service et support pour des logiciels libres de gestion de bibliothèques. Notamment, le SIGB Koha.

Le rôle et la mission de LibLime sont de déplacer la fonction traditionnelle du fournisseur de SIGB de la vente d’un logiciel vers le support de celui-ci. Ainsi, une bibliothèque choisit son fournisseur en fonction de la qualité du service et non sur l’offre de logiciels.

LibLime n’offre pas seulement du service pour Koha, mais aussi pour Evergreen, ainsi que Keystone et YakPac d’Index Data.

Je ne crois pas que Koha soit une solution pour les bibliothèques académiques, mais plutôt une solution valable pour les bibliothèques publiques qui gèrent des collections réduites.

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