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Avec un peu de retard, je vous suggère une entrevue de Jon Udell avec Stuart Weibel d’OCLC qui nous entretient de Dublin Core et WorldCat.

Rien de nouveau pour ceux qui connaissent déjà Dublin Core et surtout pas une entrevue qui vous permettrait de connaître son utilité et ses possibilités d’utilisation.

La partie intéressante de l’entrevue à mon avis, tourne plutôt autour de WorldCat, WorldCat Identities et toute la question des URL et des liens permanents sur le Web.

Weibel parle de l’habitude que les gens ont prise sur le Web de diriger les liens vers les sites commerciaux comme Amazon lorsqu’il mentionne un livre. Weibel croît, et avec raison, qu’il serait plus avantageux d’envoyer son lien vers WorldCat qui, de toute façon, offre un lien vers des sites Web commerciaux par la suite. À moins d’être un partenaire d’Amazon et de bénéficier de revenus associés au référencement.

J’utilise cette stratégie depuis longtemps, notamment parce que les OPAC ne permettent pas de « deep link », mais aussi pour encourager les internautes à utiliser leurs bibliothèques. De plus, WorldCat offre un résultat géographiquement significatif. Ainsi, les lecteurs en Europe obtiennent des résultats liés aux bibliothèques à proximité de chez eux, tandis que nous à l’Université de Montréal, on obtient des résultats centrés au Québec.

Pour ce qui est de WorldCat Identities, je suis plutôt sceptique à l’idée de vouloir l’utiliser pour faire aboutir mes liens sur le Web. Pour moi, un lien doit servir à enrichir le texte et permettre au lecteur de poursuivre sa lecture selon ses connaissances et ses besoins informationnels. Je ne crois pas que de savoir ce qu’une personne a publié et qui est répertorié dans WorldCat (parce qu’on peut avoir du contenu publié qui n’est pas dans WorldCat), ne permet pas d’augmenter de façon significative sa connaissance d’une personne. Je préfère employer la section à propos sur la personne si elle a un blogue, ou encore mieux, son entrée dans Wikipedia.

WorldCat Identities est plus utile pour les aspects traditionnels du catalogage bibliographique et du contrôle d’autorité.

LITA, la division techno de l’ALA, tenait son Forum National à Denver au début du mois d’octobre.

Jeremy Frumkin, qui est « Gray Chair for Innovative Library Services at Oregon State University » , a présenté l’application de métarecherche LibraryFind développé par lui et ses collègues. LibraryFind est un autre logiciel qui vise à remplacer les OPAC traditionnels en combinant les résultats d’une recherche unique dans de multiples silos documentaires.

LibraryFind est un logiciel libre entièrement gratuit. Il comporte plusieurs caractéristiques qui améliorent la qualité de la recherche pour les usagers des bibliothèques.

Premièrement, le résolveur d’OpenURL est intégré au logiciel dans la livraison des résultats de recherche. Ainsi, l’utilisateur ne se fait pas offrir un choix de ressources où il pourrait trouver le document, mais un lien direct vers le document.

Les résultats sont affichés selon un algorithme de pertinence. Étant un logiciel libre, cet algorithme est entièrement accessible à l’organisation qui installe le logiciel. Il peut donc le modifier selon ses besoins et les particularités de sa communauté d’utilisateurs. Le partage subséquent du travail des différentes organisations sur l’algorithme ne pourra qu’améliorer sa qualité et son efficacité.

LibraryFind établit aussi un index tiers à celui existant pour chacune des ressources disponibles.Ceci accroit la rapidité du rendu des résultats au moment de l’affichage.

En présentant le logiciel, Frumkin se permet certains commentaires sur la recherche en bibliothèque et les outils de recherche. Il débute par expliquer que l’utilisation du catalogue de fiches était uniforme d’une bibliothèque à l’autre et que l’usager pouvait développer une connaissance du système de recherche. Aujourd’hui, c’est plutôt l’inverse qui se présente avec des interfaces de recherche spécifique à chacun des sites Web et OPAC de bibliothèques qu’on visite.

Il mentionne aussi que la bibliothéconomie a mis beaucoup d’effort dans la normalisation des métadonnées, mais non pas dans la normalisation de leurs accès. Ce qui permet à différents logiciels d’utiliser les métadonnées normalisées, mais d’obscurcir leurs accès. Il faudrait donc travailler sur l’uniformisation des attentes de l’utilisateur devant les outils de recherche.

Le dernier numéro de Library Technology Reports mérite l’attention de ceux qui s’intéressent aux derniers développements dans l’univers des outils de recherche et des catalogues/OPAC en bibliothèque.Couverture du volume 43, numéro 4 de Library Technology Reports

Marshall Breeding qui dresse un portrait annuel des SIGB nous propose un survol documenté des nouveaux outils de recherche proposés pour remplacer les catalogues/OPAC en utilisation actuellement.

L’introduction présente les caractéristiques communes qui sont offertes par les nouveaux catalogues en utilisation actuellement ou encore en développement. Les chapitres subséquent traîtent de façon individuelle les produits AquaBrowser, Endeca, Encore, Primo, WorldCat Local et quelques autres.

J’ai mentionné l’essai que fait une bibliothèque de classer ses livres sans la CDD. Le Wall Street journal est revenu sur le sujet par la suite.

Cependant, les meilleures explications viennent de Karen G. Schneider qui explique les faits plutôt que de grimper dans les rideaux.

Le billet nous explique les raisons qui ont poussées à choisir la classification BISAC, employée par l’industrie du livre, pour remplacer la CDD. Ce choix a été fait après le remplacement de l’OPAC par un nouvel outil de recherche nommé Endeca. Les capacités de recherche d’Endeca ne pouvait pas être maximisé par l’utilisation des Subjects Headings de la LoC.

Schneider écrit aussi que la CDD a été conçu pour être employé par des bibliothécaires et qu’on peut évidemment pensé que Dewey a conçu la CDD pour des bibliothèques avec des rayons fermés.

Fait intéressant, l’article mentionne que le fournisseur du logiciel Endeca offre une passerelle de transfert pour remplacer les vedettes contenues dans les champs 695 des notices MARC par les sujets BISAC automatiquement.

Ce billet a été publié sur le blogue collaboratif EBSI 2.0 en premier lieu et importé par la suite sur mon blogue personnel.

Les moteurs de recherche sur le Web sont un marché lucratif et plusieurs joueurs tentent l’aventure. Deux nouveaux sites utilisent une stratégie visant à inclure la participation des internautes dans l’amélioration des résultats de recherche.

Mahalo est un moteur de recherche qui n’utilise pas un nouvel algorithme, mais le travail d’êtres humains. Les résultats de recherche sont assemblées sur une page par des auteurs qui collectent des informations et des sites d’intérêts pour créer une bibliographie à partir d’une multitude de sources. On pourrait faire l’analogie que Mahalo est à la bibliographie ce que Wikipedia est à l’article encyclopédique. Comme le site est devenu public en mai, il est très pauvre en contenu. Un exemple de résultats pour Nicolas Sarkozy est disponible. Son aspect collaboratif provient du fait que les auteurs proviennnent du grand public et qu’ils sont payés pour rédiger les pages de résultats. Si l’aventure vous intéresse, le Mahalo Greenhouse est peut-être pour vous.

De son côté, Spock est un moteur de recherche pour trouver une personne ou des informations sur une personne. Dans un univers où être en mesure d’identifier quelqu’un sur le Web peut être difficile, ce moteur veut faciliter l’opération. Malheureusement, le site n’est pas encore public et nécessite une invitation. La mienne ne fonctionnait pas, mais une démonstration vidéo des fonctionnalités de Spock mérite qu’on s’y attarde. Son aspect collaboratif provient notamment du fait que le visiteur inscrit peut associer des descripteurs (tags) et voter sur la pertinence des descripteurs associés par d’autres internautes.

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