outils de recherche

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J’ai découvert récemment dans le programme papier du congrès de la CORPO un nouveau catalogue qui promet d’effectuer une recherche fédérée dans l’ensemble des catalogues de bibliothèques participantes au Québec.

Le catalogue utilise le logiciel ZPORTAL d’OCLC. Vous pouvez consulter l’ensemble des caractéristiques du logiciel. Cependant, le temps d’attente avant l’affichage des résultats laisse croire que la plupart des bibliothèques sont interrogées via Z39.50.Ce qui rend l’opération longue et fastidieuse.

Évidemment, quelques éléments me dérangent.

1- On me demande de m’identifier après avoir lancé ma requête. L’opération me force de cliquer à nouveau sur recherche. Si je voulais m’identifier, je l’aurais fait avant de lancer ma recherche!

2- Les merveilles de la métarecherche combinée à la lenteur du Z39.50 donnent des résultats variables selon le premier catalogue qui répond. (Si par malheur, la Polytechnique répond la première à une requête pour Harry Potter, on obtient un titre qui commence avec: Steam charts : thermodynamic properties of steam)

3-Il n’y a pas toujours un lien vers le catalogue de la bibliothèque après la sélection d’une notice dans la liste des résultats. (Il faut probablement blâmer les OPAC qui ne permettent pas les liens permanents.) On doit donc effectuer une demande de PEB pour obtenir le document ou refaire la recherche dans le catalogue où le document se retrouve.

Donc, l’outil semble intéressant pour les bibliothécaires qui souhaitent faire du PEB et qui sont mal servis par leurs propres outils. Sinon, je vais continuer à utiliser WorldCat et parcourir les différents catalogues de bibliothèques auxquels j’ai accès sur le Web.

L’algorithme employé par Google a démontré sa force dans le traitement des requêtes sur le Web.

Une entrevue avec le Guru de la recherche chez Google publiée dans la revue Popular Mechanics nous permet d’avoir un bref aperçu des efforts déployés pour améliorer les résultats de recherche.

La phrase qui m’a le plus marqué étant celle-ci:

« Last year we made over 450 improvements to the algorithm. »

De quoi faire pleurer les bibliothécaires avec les résultats de recherche présentés en ordre alphabétiques ou par numéro de notices les plus récentes dans les catalogues de bibliothèque. Il faut donc poursuivre le développement d’outils qui offrent des résultats de recherche en ordre de pertinence tout en s’assurant de peaufiner ces résultats selon les besoins des utilisateurs.


Un court article dans le numéro d’avril, qui n’est pas en ligne, d’American Libraries a attiré mon attention.

L’article présente le projet Open Library d’Aaron Swartz que j’ai déjà présenté auparavant.

Je suis resté accroché sur une citation de Swartz:

« Wandering through the stacks of my local library, I noticed I kept coming across all sorts of fantastic books I’d never heard of and when I got back to my computer, I found out why: There was nothing about them on the internet. They were out-of-print, so publishers weren’t promoting them, Amazon wasn’t selling them, and libraries had their catalogs hidden behind Google-unfriendly OPACs. »

Retenons deux éléments de la citation. Premièrement, il y a encore une place importante pour la bibliothèque physique dans l’opération de découverte. Notamment parce que le furetage des rayons n’a pas encore été reproduit efficacement dans l’environnement numérique. Deuxièmement, il est vrai que les OPACs ne sont pas indexés par les moteurs de recherche. C’est principalement dû au fait que les OPACs qui permettent des liens permanents vers les notices sont rares et qu’il est monnaie courante d’ouvrir une session pour consulter un OPAC. Ceci n’est pas un problème selon moi.

Pour ceux qui viennent de dire: « Pardon? », je m’explique.

Il est inutile de prendre connaissance du contenu d’un catalogue dans mes résultats de recherche si je n’ai pas accès physiquement à la bibliothèque. (ex: Je n’irai pas emprunter un livre à la bibliothèque publique de New York)

Le deuxième problème, c’est que les résultats qui proviennent des moteurs de recherche sont influencés par un algorithme de pertinence. Celui-ci est basé en partie sur le nombre de liens dirigés vers les notices comme des votes d’approbations des sites Web d’où ils proviennent. Sur Google, on obtiendrait les notices des OPACs des grandes institutions comme celui de la Library of Congress.

Il est beaucoup plus pertinent, et logique, de laisser WorldCat être le point d’entrée sur le Web pour la recherche de livres en bibliothèque. Sauf que sur le long terme, Open Library pourrait remplacer ou combler l’espace occupé par WorldCat.

Les catalogues de bibliothèques sont un sujet de discussion fréquent pour le domaine de la bibliothéconomie, mais c’est un sujet plutôt rare pour les quotidiens.

Récemment, le Columbus Dispatch a brisé la règle en publiant un article qui traitait de l’implantation d’AquaBrowser dans les bibliothèques du Columbus Metropolitan Library.

Je suis surtout intéressé par la citation du directeur des technologies de l’information de la bibliothèque qui confirme l’état de la situation pour les interfaces de recherche:

« Everybody is moving toward a single-box search like you’ll see at Amazon.com or over at Google, » said Scott Fothergill, director of information technology for the library.

« We’re accommodating what people are used to seeing — people who just want to plug in a search term and get their list. »

Je suis aussi heureux de lire les commentaires des usagers de la bibliothèque dans l’article. Ceux-ci ne semblent pas apprécier l’affichage graphique de l’outil. Ce qu’AquaBrowser ose nommer « nuage », mais qui ressemble plutôt à une carte conceptuelle.

Je n’ai jamais trouvé utile la carte conceptuelle d’AquaBrowser. Le « nuage » permet bien de raffiner sa recherche en modifiant les critères de recherche, mais l’implantation et la représentation sont déficientes. Oui, car aucune trace du raffinement ne s’affiche à l’écran sauf des mots en surbrillances dans les notices repêchées.

Ce texte a été écrit durant la dernière semaine et publié avec un délai pour réflexion:

Je suis présentement à la Bibliothèque des lettres et des sciences humaines de l’Université de Montréal. J’assiste à une situation déconcertante, mais profondément ancrée dans le réel.

De mon point de vue, je peux voir les écrans des ordinateurs publics. Une usagère de la bibliothèque tente d’effectuer des recherches.

Premièrement, elle se bat avec le poste informatique. Il refuse de l’authentifier pour accéder aux outils de recherche offerts par la bibliothèque. Non, à l’Université de Montréal on n’offre pas un accès « invité » aux postes informatiques. Après de longues minutes, elle réussit à ouvrir un poste.

Elle commence sa recherche par l’index des périodiques Repères Repère. Elle ne semble pas avoir trouvé ce qu’elle cherchait, car elle a rapidement changé pour un index de films que je ne connais pas. Après quelques minutes, elle quitte le poste pour les rayons de la bibliothèque.

Malheur! Elle revient cinq minutes plus tard bredouille. Elle ouvre à nouveau son poste informatique. Cette fois-ci, elle passe directement à Google. Ses premiers résultats de recherche l’amènent directement sur Wikipédia où elle peut lire la biographie d’un réalisateur. Elle termine finalement sa recherche sur le site de l’ONF qui semble lui avoir donné la réponse à son besoin d’information.

Je suis tout simplement troublé dans la confirmation de mon opinion. Les outils de recherche sont tout simplement inutilisables. Si cette usagère a préféré utiliser Google pour effectuer sa recherche, c’est que ni l’OPAC, ni le métamoteur des ressources électroniques ni tout autre outil n’étaient en mesure de lui offrir l’expérience d’utilisation adéquate. Elle s’est tournée vers la boîte unique qui lui a donné les réponses qu’elle voulait.

Je me demande si la prochaine fois, elle va se réessayer avec les outils offerts par l’environnement de la bibliothèque ou si Google aura encore la réponse?

Juste préciser que les évènements auraient pu avoir lieu dans une toute autre université à Montréal ou sur la planète. Les bibliothèques de l’Université de Montréal ont seulement la malchance de m’avoir comme étudiant depuis trop longtemps. ;)

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