Depuis une semaine, j’ai commencé mon stage en milieu professionnel. C’est une partie importante de ma formation à l’EBSI. J’ai la chance, pour ne pas dire l’honneur, d’être accueilli au Bureau des systèmes de la Direction des bibliothèques de l’Université de Montréal. Je suis donc en mesure de vivre la vraie vie d’un bibliothécaire système et de subir les conséquences de mes choix.

Je vais donc délaisser volontairement mon blogue pour concentrer mes énergies ailleurs. Je ne publierai rien avant la mi-juin au plus tôt. (OK, je vais peut-être tester Twitter au congrès de la CBPQ, mais ça ne compte pas.)

J’ai désactivé les commentaires sur ce billet et je vous invite à me contacter par courriel à l’adresse patrickmlozeau[arobas]gmail.com si vous avez des questions ou des commentaires.

Si ce n’est pas déjà fait, je vous suggère l’abonnement au fil RSS pour être informé de la reprise des activités régulières de mon blogue.

J’ai découvert récemment dans le programme papier du congrès de la CORPO un nouveau catalogue qui promet d’effectuer une recherche fédérée dans l’ensemble des catalogues de bibliothèques participantes au Québec.

Le catalogue utilise le logiciel ZPORTAL d’OCLC. Vous pouvez consulter l’ensemble des caractéristiques du logiciel. Cependant, le temps d’attente avant l’affichage des résultats laisse croire que la plupart des bibliothèques sont interrogées via Z39.50.Ce qui rend l’opération longue et fastidieuse.

Évidemment, quelques éléments me dérangent.

1- On me demande de m’identifier après avoir lancé ma requête. L’opération me force de cliquer à nouveau sur recherche. Si je voulais m’identifier, je l’aurais fait avant de lancer ma recherche!

2- Les merveilles de la métarecherche combinée à la lenteur du Z39.50 donnent des résultats variables selon le premier catalogue qui répond. (Si par malheur, la Polytechnique répond la première à une requête pour Harry Potter, on obtient un titre qui commence avec: Steam charts : thermodynamic properties of steam)

3-Il n’y a pas toujours un lien vers le catalogue de la bibliothèque après la sélection d’une notice dans la liste des résultats. (Il faut probablement blâmer les OPAC qui ne permettent pas les liens permanents.) On doit donc effectuer une demande de PEB pour obtenir le document ou refaire la recherche dans le catalogue où le document se retrouve.

Donc, l’outil semble intéressant pour les bibliothécaires qui souhaitent faire du PEB et qui sont mal servis par leurs propres outils. Sinon, je vais continuer à utiliser WorldCat et parcourir les différents catalogues de bibliothèques auxquels j’ai accès sur le Web.

Dans un de mes derniers billets sur les outils de collaboration, j’ai fait allusion à l’existence d’un site Wiki utilisé par les étudiants de l’EBSI.

Ce Wiki en question porte le nom de WashiWiki [hors ligne] et il a été utilisé par le GESLA dans l’organisation d’un voyage à la Library of Congress. Le voyage qui était entièrement organisé par quelques étudiantes de 2e année de maîtrise a été facilité dans son organisation par un Wiki éphémère.

Seulement quelques utilisateurs parmi les 56 inscrits ont réellement participé à l’ajout de contenu, mais les informations et la collaboration furent bénéfiques pour l’ensemble des voyageurs. Je vous conseille d’observer l’historique de la page sur l’inscription [hors ligne] aux différentes visites des divisions de la LoC pour vous donner une idée de son efficacité à gérer les modifications continuelles.

Au niveau technique, le Wiki est une installation du logiciel Wikka wiki. Ma seule expérience personnelle précédente avec ce type d’outils était MediaWiki. (Le logiciel derrière Wikipedia) Cependant, une des organisatrices du voyage souhaitait que l’apparence visuelle du Wiki s’éloigne de Wikipedia. L’exploration d’un tout autre logiciel s’avérait plus simple que de modifier la mise en page offerte par défaut avec MediaWiki.

Wikka wiki est d’une légèreté incroyable comparativement à MediaWiki en terme d’espace serveur et de fonctionnalités. À l’exception d’un problème d’authentification d’une participante causé par son propre ordinateur, aucun problème technique n’est survenu. La seule lacune que j’ai perçue, c’est son unilinguisme anglais.

En terminant l’écriture de ce billet pour le publier, je me suis aperçu que le nouveau comité exécutif du GESLA allait poursuivre l’exploration des Wikis pour leurs activités régulières. Je suis agréablement surpris et heureux d’avoir peut-être démontré la pertinence de ce type d’outil. :)

Je m’attarde présentement à la lecture d’un dossier sur les bibliothèques académiques britanniques produit par le quotidien Guardian et le JISC. Je n’ai pas tout lu et vous pourrez me faire part de vos découvertes personnelles si vous le lisez. Je me suis surtout intéressé à l »article Why a Wild West approach just won’t do qui mentionne notamment:

« By deciding to launch web-based resources or services, scholarly projects are moving from a relatively sheltered environment, operating at the pace of the academic enterprise, into one that operates at the speed of web commerce. It is a challenging new world. »

C’est selon moi le plus gros défi des bibliothèques académiques, mais de tout acabit aussi. Le Web joue dans les platebandes des bibliothèques depuis longtemps. Il faut repenser notre stratégie en considérant l’analyse SWOT qu’on nous enseigne à l’EBSI. Elle n’est définitivement pas aussi farfelue que certains de mes collègues pensent.

L’article poursuit en donnant des exemples européens pour contre cet effet de la compétition sur le Web. Notamment le Knowledge Exchange qui pourrait donner des idées aux institutions canadiennes qui se partagent les mêmes champs de compétences selon les régions.

Découvert via la liste Web4lib.

L’algorithme employé par Google a démontré sa force dans le traitement des requêtes sur le Web.

Une entrevue avec le Guru de la recherche chez Google publiée dans la revue Popular Mechanics nous permet d’avoir un bref aperçu des efforts déployés pour améliorer les résultats de recherche.

La phrase qui m’a le plus marqué étant celle-ci:

« Last year we made over 450 improvements to the algorithm. »

De quoi faire pleurer les bibliothécaires avec les résultats de recherche présentés en ordre alphabétiques ou par numéro de notices les plus récentes dans les catalogues de bibliothèque. Il faut donc poursuivre le développement d’outils qui offrent des résultats de recherche en ordre de pertinence tout en s’assurant de peaufiner ces résultats selon les besoins des utilisateurs.

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