11 novembre 2007
Nicolas Morin a publié un intéressant billet à propos d’un article traitant de folksonomie et d’indexation de livres. L’article et les commentaires de Nicolas Morin résument bien la situation actuelle de la folksonomie, ses avantages et désavantages.
Je suis heureux de lire le dernier commentaire du billet qui dit:
Mais elles sont un complément vraiment intéressant à une indexation matière classique[.]
Cette affirmation est une opinion que je partage et je crois que c’est un argument qu’on doit mettre de l’avant lorsqu’on défend l’utilisation de la folksonomie en bibliothèque. On ne peut pas laisser les usagers seuls effectuer l’indexation des documents disponibles dans la collection. L’effet de la longue traîne sera néfaste sur les documents les moins consultés qui recevront moins d’attention de la part des usagers.
Il faut plutôt mettre l’emphase sur une collaboration entre les techniques. D’un côté, les utilisateurs collaborent à l’identification des sujets qu’on retrouve dans les documents en accroissant le nombre d’ “étiquettes” attribuées à chacun des documents. Tandis que de l’autre côté, le bibliothécaire poursuit son travail d’indexation classique qui assure une constance dans l’organisation de l’information tout en s’inspirant des “étiquettes” apposées par les usagers. Le bibliothécaire pourrait par la suite faire évoluer les descripteurs employés en ajoutant des sujets qu’ils n’étaient pas en mesure de percevoir avec le peu de temps qu’on lui donne pour effectuer son travail.
La question qu’il faut se poser par la suite, c’est comment intégrer le travail des usagers dans l’expérience de recherche des utilisateurs d’outils de découverte? Le simple nuage de “tags” sera un début, mais à long terme il faut prévoir son intégration dans la recherche classique.
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Publié par Patrick M. Lozeau
17 juillet 2007
On devait s’y attendre. Après le site Wikipedia qui est venu perturber les éditeurs d’encyclopédies, voici qu’un nouveau projet vient perturber le catalogage de livres.
Open Library est un projet ambitieux de création d’une bibliothèque contenant tous les livres. Comme il est pratiquement impossible de réaliser le projet au niveau physique, les instigateurs du projet ont lancé un site Web hébergé par l’Internet Archive. Le site donne accès aux livres du domaine public pour le téléchargement, des liens vers des sites commerciaux pour l’achat et des liens vers les bibliothèques pour l’emprunt par l’entremise de WorldCat.
Le projet se veut un effort collaboratif pour le catalogage. Le catalogue initial est un amalgame de notices provenant de la Library of Congress et d’éditeurs ayant contribué avec leurs catalogues. L’énergie des internautes est par la suite dirigée vers un site où il est possible d’ajouter des documents ou d’enrichir les documents existants de nouvelles métadonnées. Le site est en fait un Wiki structuré où les espaces modifiables sont prédéfinis.
Une chose est dérangeante, ils ont créé un nouveau schéma de métadonnées. Plutôt que d’utiliser un format existant et au minimum normalisé, ils ont combiné ce qu’ils considèrent comme étant l’essentiel du MARC avec l’ONIX pour créer futurelib. Les problèmes ont déjà commencé à apparaître. Un commentaire sur la page expliquant le schéma mentionne qu’il n’y a pas de champ dans la base de prévu pour les publications en séries. Si vous souhaitez contribuer à la discussion, vous pouvez rejoindre la liste de discussion sur les questions en lien avec la bibliothéconomie.
Pour ceux qui doutent de la survie à long terme du projet. Vous pouvez consulter la bio d’Aron Swartz sur LISNews. C’est quelqu’un qui a plusieurs projets derrière lui.
Pour ceux qui sont intéressés par les aspects techniques du projet, vous pouvez consulter la description de l’architecture technologique ainsi que le code source du projet.
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Publié par Patrick M. Lozeau
18 avril 2007
Ce billet a été publié sur le blogue collaboratif EBSI 2.0 en premier lieu et importé par la suite sur mon blogue personnel.
Il semble que la théorie comme quoi le Web 2.0 se caractérise par une participation accrue des internautes qui contribuent à la création du contenu en prend pour son rhume ces jours-ci.
Une analyse produite par Bill Tancer de Hitwise sur l’utilisation de la bande passante des sites participatifs (YouTube, Flickr et Wikipedia), démontre que nous sommes très peu sur le Web a vraiment prendre part à la création de contenu. Dans sa présentation au Web 2.0 Expo, Tancer nous donne quelques chiffres intéressants:
- 0,16% du trafic sur YouTube est pour la mise en ligne de vidéos
- 0,2% du trafic sur Flickr est pour la mise en ligne d’images
- 4,59% du trafic sur Wikipedia est pour l’édition des articles
C’est donc dire que la majorité de la bande passante sur ces sites est utilisée par des visiteurs qui les consultent par intérêt et non pour le partage d’information. C’est probablement la facilité d’utilisation et d’édition du site Wikipedia qui lui donne un si haut taux de participation.
Tancer affirme du moins que les sites participatifs sont en forte croissance depuis 2005 avec une hausse de 686% des visites.
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Publié par Patrick M. Lozeau