TIC

Technologies de l’information et de la communication

La dernière édition de l’enquête NETendances du CEFRIO indique que: « 28% des Québécois disposent d’un accès sans fil [aussi connu sous wifi] » et que « l’ordinateur portatif (22%) et le téléphone portable (8%) sont les deux appareils les plus utilisés pour y accéder. » Difficile pour les bibliothèques d’ignorer cette tendance et la plupart des bibliothèques offrent un accès à l’Internet sans-fil.

Dernièrement, Jon Udell a interviewé Michael Lenczer d’Île Sans Fil. Île Sans Fil est une organisation à but non lucratif qui offre l’Internet dans environ 150 points d’accès sur l’île de Montréal. J’utilise ce service depuis plusieurs années pour ne pas dire depuis sa création. Le service est simple d’utilisation et fiable. Pour se connecter, on utilise un nom d’utilisateur unique et un mot de passe pour l’ensemble des points d’accès sur le territoire montréalais.

L’autre jour, j’étais dans une bibliothèque du Réseau des bibliothèques de la ville de Montréal et je décide de vérifier s’il y a une connexion sans fil. J’ouvre mon ordinateur portable, trouve le nom d’un réseau identifié à la bibliothèque et tombe sur une page Web me demandant de m’authentifier. Je tente d’utiliser mon numéro d’usager et le mot de passe employé pour mon dossier de lecteur. Ça ne fonctionne pas. Sans importance, je l’essayerai une autre fois. Je reviens la semaine d’après et je m’informe au comptoir sur la procédure pour me connecter. On ne me répond pas et on me donne un petit bout de papier sur lequel se trouvent un nom d’utilisateur et un mot de passe. Il fallait le savoir!

Pour revenir à Île Sans Fil, la Bibliothèque et centre d’informatique Atwater, qui est à l’extérieur du réseau de la ville de Montréal, fait affaire avec Île Sans Fil. Ce qui permet à ses usagers d’accéder au service gratuitement, mais permet aussi aux gens qui passent dans le coin et qui utilisent Île Sans Fil de se connecter sans aucune authentification additionnelle.

Ce qu’il faut retenir, c’est que l’accès fédéré aux 150 points d’accès d’Île Sans Fil permet à plusieurs établissements commerciaux, sociaux et culturels d’offrir l’Internet gratuitement. Pourquoi est-ce que les bibliothèques de la ville de Montréal ne rejoignent pas ce service en partenariat avec un organisme comme Île Sans Fil?D’un côté, les bibliothèques obtiennent de la visibilité auprès des milliers d’utilisateurs du service. Tandis qu’Ile Sans Fil grossit son nombre de points d’accès offerts.

« Je prends le temps d’objectiver ce que je vis dans la pratique parce que j’apprends de mes bons coups et de mes erreurs en les partageant, d’autant plus que, souvent, les questions ou relances de mes lecteurs viennent approfondir mon témoignage. »

« «Réfléchir tout haut» devant une foule d’individus qui expriment parfois leurs réactions et peuvent mettre le doigt sur certaines de vos incohérences est un exercice périlleux, mais extrêmement formateur »

Ces deux citations proviennent du chapitre « Bloguer pour apprendre » de Mario Asselin compris dans le livre Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires et expriment bien ce que Mon Memex est devenu pour moi. Après 2 ans à bloguer sur les sciences de l’information, dont 8 mois sur ce blogue, je les ajouterais à ce qu’on avait exprimé à l’ouverture d’EBSI 2.0. Oui, car dans les faits, ce blogue me permet de vulgariser des idées et des notions apprises et de les partager.

Pour ce qui est du livre, il est bien fait en général. Il décrit bien l’utilité des blogues, mais avec une perspective québécoise. Autre le chapitre de M. Asselin, ceux de Sylvain Carle sur « Bloguer pour se définir » et celui de Marie-Chantale Turgeon sur « Bloguer pour réseauter » sont mes préférés. Dans l’ensemble, ce recueil est un très bon manuel pour une personne qui souhaite ouvrir son propre blogue et qu’il doit justifier sa démarche à son employeur.

En passant, il y a une erreur factuelle à la page 107. On fait mention de l’utilisation des blogues par Howard Dean durant sa course à l’investiture démocrate, mais on indique 2000 au lieu d’indiquer 2004.

Les blogues sont un outil de communication efficace pour offrir son point de vue sur la place publique. Notamment pour confronter des idées et recevoir de la rétroaction sur celles-ci. Malheureusement, cette notion n’est pas toujours comprise par les administrateurs de différentes organisations qui craignent le concept d’évangélisme technologique.

Cette semaine, Nicole Engart a rouvert le blogue OpenSesame de LibLime. Elle annonce clairement ses couleurs et propose de discuter des enjeux entourant les logiciels libres en bibliothèque. Hier, elle a publié des liens utiles pour mieux saisir l’importance du logiciel libre, mais aussi deux liens qui mènent vers des bibliographies dont une sur les logiciels libres en bibliothèques. Je vous conseille définitivement l’ajoute du blogue à votre agrégateur de RSS.

L’an dernier, dans un billet exploratoire sur le potentiel des wikis, j’avais mentionné l’existence d’un wiki dédié à la publication de documents et d’informations compromettantes sur les pratiques douteuses de gouvernements et organisations.

Depuis hier, un jugement de la Cour californienne a demandé et obtenu le retrait du site Wikileaks qui se retrouve normalement à l’adresse www.wikileaks.org. L’hébergeur du wiki s’est vu forcé de retirer le site, mais encore plus étrange, il s’est aussi vu forcé de geler l’adresse URL. Ce qui signifie que le propriétaire du nom de domaine ne peut pas réutiliser son adresse avec un autre service d’hébergement. Ce jugement fait suite à la publication de documents entourant les services de blanchiment d’argent d’une banque suisse sur le site Wikileaks.

J’attire votre attention sur cette histoire pour deux raisons principalement. La première concerne évidemment l’utilisation de la technologie des wikis pour la diffusion de documents. Nous avons ici une bonne démonstration d’utilisation d’outils collaboratifs. Le deuxième entour la question entour la gestion stratégique de l’information. Cette banque suisse a réussi à attirer l’attention sur une situation qu’elle souhaitait cacher sous un tapis par son opération judiciaire. Il faut donc se demander quel rôle éthique les professionnels des sciences de l’information peuvent jouer dans l’accessibilité des documents et la mise en valeur d’informations compromettantes. Est-ce que la gestion documentaire doit servir à camoufler ce type de document?

Je tiens à préciser que dans cette histoire, les documents proviennent probablement d’un individu et ancien employé de la banque en question et qu’aucun professionnel des sciences de l’information ne semble être mis en cause.

J’ajouterais que ce n’est pas un hasard si vous retrouvez une multitude de liens vers Wikileaks dans ce billet. Je souhaite hausser sa « trouvabilité » par les moteurs de recherche.

Via notamment Wired et BBC.

Les technologies du Web 2.0 permettent à des individus de créer et collaborer dans la création de contenu sur le Web. Sous la forme de blogues, wikis et autres outils, les implantations de ces technologies démontrent leur efficacité dans différents domaines dont notamment les bibliothèques.

Je crois que nous, les étudiants de l’EBSI, avons démontré les possibilités d’un blogue collaboratif. EBSI 2.0 a su initier plusieurs à la publication en ligne et j’espère que mes collègues poursuivront l’aventure une fois leur diplôme obtenu. Pour ce qui est de l’utilisation des wikis, je pourrai vous faire part d’une expérimentation actuelle que nous réalisons de cette technologie d’ici quelques semaines.

Dernièrement, Automattic a lancé un nouveau projet appelé Prologue. Il se veut un mélange de Twitter et d’un blogue. Il permet à plusieurs individus d’envoyer un court message de type SMS sur ce qu’on appelle un microblogue. C’est une façon d’implanter un microcosme de l’univers Twitter pour ses besoins personnels.

On peut envisager quelques utilisations pratiques pour le milieu des sciences de l’information. J’y vois notamment un moyen de suivre l’évolution d’un projet où les collaborateurs peuvent faire part de leur cheminement personnel en quelques secondes. Le succès de Twitter est dans son intégration à notre environnement de travail. Le seul problème avec tout ça, c’est qu’il faut convaincre les gens d’employer les microblogues. Peut-être qu’on peut en parler et espérer du bouche-à-oreille de la part des lecteurs de ce blogue. ;)

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