Sciences de l'information

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Au début de l’année, l’EBSI a obtenu le renouvellement de son agrément de l’ALA (PDF). Aucune surprise pour personne considérant le travail de préparation de plusieurs individus, dont le personnel, certains étudiants et quelques professeurs.

Dans le dernier numéro du Feliciter, une membre canadienne du Committee on Accreditation a rédigé un texte sur les changements proposés au processus de vérification des programmes de bibliothéconomie. Les changements sont mineurs, mais son dernier paragraphe nous informe des intentions de l’ASIS&T sur leur propre processus d’agrément.

C’est ainsi que l’ASIS&T, dans son livre blanc (DOC), propose d’englober le processus d’agrément des écoles qui forment les professionnels en sciences de l’information. Je n’ai que survolé brièvement le document, mais les intentions sont bonnes et les idées aussi. Je vous laisse faire votre propre opinion sur le sujet avec cette citation tirée hors contexte:

“Is ALA the appropriate agency to review for accreditation those programs that do not have a library focus?”

Cette question doit se poser pour une école comme l’EBSI qui forme plus que des bibliothécaires.

Il y a quelque temps, j’ai mentionné un article sur la nouvelle génération de bibliothécaires.

Un peu avant le temps des fêtes, deux animateurs de baladodiffusions (Wallis et Udell) que j’écoute se sont croisés pour s’interviewer mutuellement. Fidèle à son habitude, Jon Udell a su cerner le travail qu’attendent les bibliothécaires dans un univers où le Web prend de la vigueur.

Un site qui couvre les technologies du Web a mis le doigt sur ce vote de confiance de la part de Udell envers les bibliothécaires comme organisateur de l’information :

Imagine a future when you go to the library with a 5 minute video you’ve just made about last night’s Presidential debates and that librarian says to you:

You should upload it to YouTube and tag it with these four tags – two broad and two more specific to existing communities of interest on YouTube and the topic of your video. Then you should embed that video in a blog post along with some text introducing it and linking to some of your favorite posts by other people who have also written today about the Presidential debates. Make sure to send trackbacks to those posts!

Now, I think this is a particularly good video on the topic, so if you’re interested I will vote for it on StumbleUpon (as a sexy librarian I have a very powerful account there) and give it a good summary explanation. Any of those are steps you can take that will make your work all the easier for people to discover.

Ceci est un très bon exemple qui démontre les compétences héritées de la bibliothéconomie (indexation, recommandation et diffusion) et qui sont appliquées sur le Web.

Quelle était ma surprise hier quand j’ai lu le dernier billet de Nicolas Morin qui traitait des microformats. De tous les champs d’intérêts sur la biblioblogospère que nous avons en commun moi et M. Morin, c’est le dernier que je m’attendais à voir ressortir sur son blogue.

J’ai entendu parler des microformats pour la première fois dans un épisode de la baladodiffusion de Jon Udell. J’avais évidemment noté l’existence d’un livre sur le sujet et je suis présentement en train de le lire.

Les microformats ont beaucoup de potentiel sur le Web, surtout en ce qui a trait au Web sémantique. Car comparativement au modèle complexe RDF et son frère OWL, les microformats utilisent du simple XHTML validé W3C pour créer du sens avec très peu de code. Les microformats sont donc à la portée de n’importe quel développeur Web.

À ce moment-ci, les microformats pourraient voir un intérêt du côté de la portabilité des données qu’on retrouve dans les réseaux sociaux. Le cas récent de Rober Scoble qui a tenté de sortir des informations de Facebook à l’aide d’un outil de capture de données d’écran aurait pu être évité si Facebook supportait des microformats comme hCard et XFN.

Pour le monde des bibliothèques, on pourrait se poser la question sur l’utilisation des attributs « rel » pour alimenter le modèle FRBR et relié les œuvres, les expressions, les manifestations et les items ou rel-license pour la gestion des droits.

En février 2007, j’exprimais mon incompréhension devant les sommes demandés aux étudiants qui souhaitaient devenir membres des associations professionnelles. La situation a très peu changé. La CBPQ a augmenté son tarif, mais la CLA a compris en diminuant le prix d’adhésion de 50% pour les étudiants.

Dans le dernier numéro de La Référence, le journal des étudiants de l’EBSI, une collègue de première année de maîtrise exprime son mécontentement devant le prix d’entrée pour le Congrès de l’ASTED. Malheureusement, elle se trompe de cible en espérant voir l’EBSI défrayer les coûts des congrès pour les étudiants. Je n’ai pas assisté au Congrès de l’ASTED. La seule journée de libre pour faire du bénévolat, j’ai préféré assister à un cours auquel je n’étais pas inscrit. Pour ce qui est de l’argent, j’ai préféré mettre 90$ sur WikiSym quelques semaines auparavant.

Je crois encore fortement que les associations du domaine gagneraient en membres à long terme s’ils incluaient plus rapidement les étudiants dans l’organisation et les activités. Et ce n’est pas en nous demandent des sommes qui dépassent notre budget que ça va se produire.

Nicolas Morin a publié un intéressant billet à propos d’un article traitant de folksonomie et d’indexation de livres. L’article et les commentaires de Nicolas Morin résument bien la situation actuelle de la folksonomie, ses avantages et désavantages.

Je suis heureux de lire le dernier commentaire du billet qui dit:

Mais elles sont un complément vraiment intéressant à une indexation matière classique[.]

Cette affirmation est une opinion que je partage et je crois que c’est un argument qu’on doit mettre de l’avant lorsqu’on défend l’utilisation de la folksonomie en bibliothèque. On ne peut pas laisser les usagers seuls effectuer l’indexation des documents disponibles dans la collection. L’effet de la longue traîne sera néfaste sur les documents les moins consultés qui recevront moins d’attention de la part des usagers.

Il faut plutôt mettre l’emphase sur une collaboration entre les techniques. D’un côté, les utilisateurs collaborent à l’identification des sujets qu’on retrouve dans les documents en accroissant le nombre d’ « étiquettes » attribuées à chacun des documents. Tandis que de l’autre côté, le bibliothécaire poursuit son travail d’indexation classique qui assure une constance dans l’organisation de l’information tout en s’inspirant des « étiquettes » apposées par les usagers. Le bibliothécaire pourrait par la suite faire évoluer les descripteurs employés en ajoutant des sujets qu’ils n’étaient pas en mesure de percevoir avec le peu de temps qu’on lui donne pour effectuer son travail.

La question qu’il faut se poser par la suite, c’est comment intégrer le travail des usagers dans l’expérience de recherche des utilisateurs d’outils de découverte? Le simple nuage de « tags » sera un début, mais à long terme il faut prévoir son intégration dans la recherche classique.

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