OPAC

You are currently browsing the archive for the OPAC category.

Les catalogues de bibliothèques sont un sujet de discussion fréquent pour le domaine de la bibliothéconomie, mais c’est un sujet plutôt rare pour les quotidiens.

Récemment, le Columbus Dispatch a brisé la règle en publiant un article qui traitait de l’implantation d’AquaBrowser dans les bibliothèques du Columbus Metropolitan Library.

Je suis surtout intéressé par la citation du directeur des technologies de l’information de la bibliothèque qui confirme l’état de la situation pour les interfaces de recherche:

“Everybody is moving toward a single-box search like you’ll see at Amazon.com or over at Google,” said Scott Fothergill, director of information technology for the library.

“We’re accommodating what people are used to seeing — people who just want to plug in a search term and get their list.”

Je suis aussi heureux de lire les commentaires des usagers de la bibliothèque dans l’article. Ceux-ci ne semblent pas apprécier l’affichage graphique de l’outil. Ce qu’AquaBrowser ose nommer “nuage”, mais qui ressemble plutôt à une carte conceptuelle.

Je n’ai jamais trouvé utile la carte conceptuelle d’AquaBrowser. Le “nuage” permet bien de raffiner sa recherche en modifiant les critères de recherche, mais l’implantation et la représentation sont déficientes. Oui, car aucune trace du raffinement ne s’affiche à l’écran sauf des mots en surbrillances dans les notices repêchées.

Cet été, j’ai pris note que le réseau de l’Université du Québec avait annoncé le remplacement du SIGB utilisé par l’ensemble des bibliothèques du réseau à l’exception de l’UQÀM et de la TELUQ. Le choix s’était arrêté sur ALEPH, qui est un produit notamment employé à McGill pour les habitués de ses bibliothèques.

Depuis le 4 septembre dernier, le nouveau catalogue de l’UQ est en service. On parle ici d’un catalogue commun aux différents établissements de la province et qui permet d’obtenir des résultats de recherche dans l’ensemble du réseau à partir du même OPAC.

J’ai eu plusieurs échos cet automne sur le mécontentement du personnel à propos des nombreuses modifications qui devaient être apportées au paramétrage du SIGB. La liste des changements souhaités par le personnel était longue et j’ai choisi de ne pas la rendre publique.

Vendredi dernier, j’ai pris connaissance d’une production vidéo des employés de la bibliothèque de l’UQTR, qui de façon humoristique, ont exprimé leur frustration avec ALEPH.

Cette expression artistique, qui fait rire, peut donner des sueurs froides à un futur bibliothécaire qui s’oriente vers les tâches de “paramétrage” du SIGB. ;)

Cette semaine, Jon Udell présente une entrevue avec Beth Jefferson de BiblioCommons. BiblioCommons propose un système qui se greffe à l’OPAC traditionnel pour faciliter la découverte de contenu. Cette amélioration de la découverte, pour les usagers des bibliothèques, s’effectue par l’entremise d’une recherche “socialisée” que je préfère caractérisée de collaborative.

On parle ici d’un système qui emploie notamment les recommandations, l’évaluation de documents et les listes de favoris pour améliorer les résultats de recherche. Mme Jefferson affirme indirectement que les limites dans la catégorisation des documents nuisent à la recherche. Elle croit que la découverte en bibliothèque doit se baser sur la richesse des liens entre les documents créés par les usagers. Un concept fort intéressant à mon avis.

Un des gros problèmes pour les sites du Web 2.0, c’est l’absence d’une masse significative de participants. Seuls quelques sites comme Flickr ou Del.icio.us peuvent se vanter d’avoir un nombre d’utilisateurs qui acceptent de se connecter et de participer à l’organisation de l’information. Cet avantage, comme le mentionne Jefferson, les bibliothèques le possèdent. Car oui, la plupart des utilisateurs acceptent de se brancher régulièrement pour consulter leurs prêts, leurs réservations et effectuer des renouvèlements. Beth Jefferson y voit une opportunité pour faire collaborer les usagers de la bibliothèque.

Un aspect intéressant du projet, c’est celui du réseautage des multiples bibliothèques qui utiliseront le service de BibliCommons. Ainsi, la contribution d’un usager dans une bibliothèque pourra enrichir l’expérience d’un utilisateur dans une autre bibliothèque.

Pour l’instant, l’entreprise collabore avec SirsiDynix pour la phase bêta et il n’y a aucune démonstration publique pour se faire une opinion sur le service. Cependant, Jefferson mentionne que certaines bibliothèques vont bientôt l’offrir.

Je vous conseille de visionner la présentation sur BiblioCommons donné par Beth Jefferson et ses collaborateurs pour en découvrir plus sur cet outil prometteur.

Avec un peu de retard, je vous suggère une entrevue de Jon Udell avec Stuart Weibel d’OCLC qui nous entretient de Dublin Core et WorldCat.

Rien de nouveau pour ceux qui connaissent déjà Dublin Core et surtout pas une entrevue qui vous permettrait de connaître son utilité et ses possibilités d’utilisation.

La partie intéressante de l’entrevue à mon avis, tourne plutôt autour de WorldCat, WorldCat Identities et toute la question des URL et des liens permanents sur le Web.

Weibel parle de l’habitude que les gens ont prise sur le Web de diriger les liens vers les sites commerciaux comme Amazon lorsqu’il mentionne un livre. Weibel croît, et avec raison, qu’il serait plus avantageux d’envoyer son lien vers WorldCat qui, de toute façon, offre un lien vers des sites Web commerciaux par la suite. À moins d’être un partenaire d’Amazon et de bénéficier de revenus associés au référencement.

J’utilise cette stratégie depuis longtemps, notamment parce que les OPAC ne permettent pas de “deep link”, mais aussi pour encourager les internautes à utiliser leurs bibliothèques. De plus, WorldCat offre un résultat géographiquement significatif. Ainsi, les lecteurs en Europe obtiennent des résultats liés aux bibliothèques à proximité de chez eux, tandis que nous à l’Université de Montréal, on obtient des résultats centrés au Québec.

Pour ce qui est de WorldCat Identities, je suis plutôt sceptique à l’idée de vouloir l’utiliser pour faire aboutir mes liens sur le Web. Pour moi, un lien doit servir à enrichir le texte et permettre au lecteur de poursuivre sa lecture selon ses connaissances et ses besoins informationnels. Je ne crois pas que de savoir ce qu’une personne a publié et qui est répertorié dans WorldCat (parce qu’on peut avoir du contenu publié qui n’est pas dans WorldCat), ne permet pas d’augmenter de façon significative sa connaissance d’une personne. Je préfère employer la section à propos sur la personne si elle a un blogue, ou encore mieux, son entrée dans Wikipedia.

WorldCat Identities est plus utile pour les aspects traditionnels du catalogage bibliographique et du contrôle d’autorité.

LITA, la division techno de l’ALA, tenait son Forum National à Denver au début du mois d’octobre.

Jeremy Frumkin, qui est “Gray Chair for Innovative Library Services at Oregon State University” , a présenté l’application de métarecherche LibraryFind développé par lui et ses collègues. LibraryFind est un autre logiciel qui vise à remplacer les OPAC traditionnels en combinant les résultats d’une recherche unique dans de multiples silos documentaires.

LibraryFind est un logiciel libre entièrement gratuit. Il comporte plusieurs caractéristiques qui améliorent la qualité de la recherche pour les usagers des bibliothèques.

Premièrement, le résolveur d’OpenURL est intégré au logiciel dans la livraison des résultats de recherche. Ainsi, l’utilisateur ne se fait pas offrir un choix de ressources où il pourrait trouver le document, mais un lien direct vers le document.

Les résultats sont affichés selon un algorithme de pertinence. Étant un logiciel libre, cet algorithme est entièrement accessible à l’organisation qui installe le logiciel. Il peut donc le modifier selon ses besoins et les particularités de sa communauté d’utilisateurs. Le partage subséquent du travail des différentes organisations sur l’algorithme ne pourra qu’améliorer sa qualité et son efficacité.

LibraryFind établit aussi un index tiers à celui existant pour chacune des ressources disponibles.Ceci accroit la rapidité du rendu des résultats au moment de l’affichage.

En présentant le logiciel, Frumkin se permet certains commentaires sur la recherche en bibliothèque et les outils de recherche. Il débute par expliquer que l’utilisation du catalogue de fiches était uniforme d’une bibliothèque à l’autre et que l’usager pouvait développer une connaissance du système de recherche. Aujourd’hui, c’est plutôt l’inverse qui se présente avec des interfaces de recherche spécifique à chacun des sites Web et OPAC de bibliothèques qu’on visite.

Il mentionne aussi que la bibliothéconomie a mis beaucoup d’effort dans la normalisation des métadonnées, mais non pas dans la normalisation de leurs accès. Ce qui permet à différents logiciels d’utiliser les métadonnées normalisées, mais d’obscurcir leurs accès. Il faudrait donc travailler sur l’uniformisation des attentes de l’utilisateur devant les outils de recherche.

« Older entries § Newer entries »