30 avril 2008
J’ai découvert récemment dans le programme papier du congrès de la CORPO un nouveau catalogue qui promet d’effectuer une recherche fédérée dans l’ensemble des catalogues de bibliothèques participantes au Québec.
Le catalogue utilise le logiciel ZPORTAL d’OCLC. Vous pouvez consulter l’ensemble des caractéristiques du logiciel. Cependant, le temps d’attente avant l’affichage des résultats laisse croire que la plupart des bibliothèques sont interrogées via Z39.50.Ce qui rend l’opération longue et fastidieuse.
Évidemment, quelques éléments me dérangent.
1- On me demande de m’identifier après avoir lancé ma requête. L’opération me force de cliquer à nouveau sur recherche. Si je voulais m’identifier, je l’aurais fait avant de lancer ma recherche!
2- Les merveilles de la métarecherche combinée à la lenteur du Z39.50 donnent des résultats variables selon le premier catalogue qui répond. (Si par malheur, la Polytechnique répond la première à une requête pour Harry Potter, on obtient un titre qui commence avec: Steam charts : thermodynamic properties of steam…)
3-Il n’y a pas toujours un lien vers le catalogue de la bibliothèque après la sélection d’une notice dans la liste des résultats. (Il faut probablement blâmer les OPAC qui ne permettent pas les liens permanents.) On doit donc effectuer une demande de PEB pour obtenir le document ou refaire la recherche dans le catalogue où le document se retrouve.
Donc, l’outil semble intéressant pour les bibliothécaires qui souhaitent faire du PEB et qui sont mal servis par leurs propres outils. Sinon, je vais continuer à utiliser WorldCat et parcourir les différents catalogues de bibliothèques auxquels j’ai accès sur le Web.
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Publié par Patrick M. Lozeau
24 avril 2008
L’algorithme employé par Google a démontré sa force dans le traitement des requêtes sur le Web.
Une entrevue avec le Guru de la recherche chez Google publiée dans la revue Popular Mechanics nous permet d’avoir un bref aperçu des efforts déployés pour améliorer les résultats de recherche.
La phrase qui m’a le plus marqué étant celle-ci:
“Last year we made over 450 improvements to the algorithm.”
De quoi faire pleurer les bibliothécaires avec les résultats de recherche présentés en ordre alphabétiques ou par numéro de notices les plus récentes dans les catalogues de bibliothèque. Il faut donc poursuivre le développement d’outils qui offrent des résultats de recherche en ordre de pertinence tout en s’assurant de peaufiner ces résultats selon les besoins des utilisateurs.
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Publié par Patrick M. Lozeau
19 avril 2008
Une collègue m’a pointé vers un article dans entête, le journal institutionnel de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Le texte présente les améliorations physiques ainsi que la nouvelle offre informatique que j’ai présentée plus tôt cette semaine.
Petit passage intéressant où on présente Metalib et Primo au grand public:
D’abord, nous ajouterons un métamoteur permettant la recherche simultanée dans plusieurs bases de données. Par la suite, nous mettrons à profit cet outil de métarecherche en lui superposant une interface de recherche intégrée, mais simple d’utilisation comme Google. Il sera alors possible d’accéder au catalogue de la Bibliothèque et aux bases de données à partir d’un portail de recherche unique.
Il faut préciser que le “portail de recherche unique” intègre l’OPAC avec les périodiques électroniques [SIC] et les bases de données sous deux onglets différents dans Primo. Sans insinuer que ce soit écrit dans l’article, il n’y a pas de recherche unique pour les deux silos documentaires.
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Publié par Patrick M. Lozeau
17 avril 2008

Un court article dans le numéro d’avril, qui n’est pas en ligne, d’American Libraries a attiré mon attention.
L’article présente le projet Open Library d’Aaron Swartz que j’ai déjà présenté auparavant.
Je suis resté accroché sur une citation de Swartz:
“Wandering through the stacks of my local library, I noticed I kept coming across all sorts of fantastic books I’d never heard of and when I got back to my computer, I found out why: There was nothing about them on the internet. They were out-of-print, so publishers weren’t promoting them, Amazon wasn’t selling them, and libraries had their catalogs hidden behind Google-unfriendly OPACs.”
Retenons deux éléments de la citation. Premièrement, il y a encore une place importante pour la bibliothèque physique dans l’opération de découverte. Notamment parce que le furetage des rayons n’a pas encore été reproduit efficacement dans l’environnement numérique. Deuxièmement, il est vrai que les OPACs ne sont pas indexés par les moteurs de recherche. C’est principalement dû au fait que les OPACs qui permettent des liens permanents vers les notices sont rares et qu’il est monnaie courante d’ouvrir une session pour consulter un OPAC. Ceci n’est pas un problème selon moi.
Pour ceux qui viennent de dire: “Pardon?”, je m’explique.
Il est inutile de prendre connaissance du contenu d’un catalogue dans mes résultats de recherche si je n’ai pas accès physiquement à la bibliothèque. (ex: Je n’irai pas emprunter un livre à la bibliothèque publique de New York)
Le deuxième problème, c’est que les résultats qui proviennent des moteurs de recherche sont influencés par un algorithme de pertinence. Celui-ci est basé en partie sur le nombre de liens dirigés vers les notices comme des votes d’approbations des sites Web d’où ils proviennent. Sur Google, on obtiendrait les notices des OPACs des grandes institutions comme celui de la Library of Congress.
Il est beaucoup plus pertinent, et logique, de laisser WorldCat être le point d’entrée sur le Web pour la recherche de livres en bibliothèque. Sauf que sur le long terme, Open Library pourrait remplacer ou combler l’espace occupé par WorldCat.
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Publié par Patrick M. Lozeau
15 mars 2008
Depuis jeudi, Google Book Search a publié son API pour l’utilisation de son contenu. Il a fallu 48h pour que Tim Spalding de LibraryThing publie le code pour afficher la page couverture des livres disponibles sur Book Search dans un OPAC. Cette fonctionnalité s’ajoute à celle déjà employée et qui permettait de renvoyer un utilisateur vers le contenu du livre disponible dans Book Search.
L’enrichissement de l’OPAC est la capacité d’ajouter des informations externes aux notices MARC dans l’affichage des résultats de recherche du catalogue. On inclut dans ce type d’enrichissement, la page couverture, la table des matières, la description du livre, les critiques du livre et parfois un extrait du contenu du livre.
Jusqu’à maintenant, les bibliothèques avaient quelques options avec des avantages et des défauts. Les services commerciaux du type de Syndetic Solutions et Content Cafe l’offraient par un abonnement payant. Il y a aussi le site Amazon qui offre le service gratuitement, mais demandait à ce que le clic de l’utilisateur sur la page couverture du livre retourne celui-ci au site commercial. Évidemment, il existe aussi le service d’enrichissement de la BTLF, qui tarde à être adopté.
Google est toujours à la poursuite de la nouvelle denrée rare, l’attention. En renvoyant les utilisateurs vers Google plutôt que chez Amazon, on accepte ainsi de fournir l’attention des usagers de bibliothèques en échange du contenu “gracieusement” fourni par Google.
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Publié par Patrick M. Lozeau