documents numériques

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Depuis plus d’une semaine, j’utilise un nouveau service sur le Web qui vit dans le nuage et sur mon ordinateur personnel en parfaite synchronisation. Pour l’alimenter, j’utilise une application sur mon ordinateur ou sur le Web dans un espace privé. Je peux l’alimenter de contenu textuel, mais aussi d’images et d’impression d’écran qui seront traité par ROC au moment de l’ajout. Je peux le faire directement avec l’application, par un favelet dans le navigateur et même via un téléphone cellulaire.

Evernote se veut une extension de notre mémoire et donc une réalisation concrète du concept de memex développé par Vannevar Bush. Je peux organiser les petites informations qui passent rapidement et que je veux conserver et organiser pour plus tard. Je peux donc classer les informations dans des dossiers (notebooks) ou y attacher des descripteurs (tags).

Si vous êtes intéressé par le côté conceptuel et technique, vous pouvez écouter la baladodiffusion de Jon Udell qui réalise une entrevue avec le PDG du service: Phil Libin. Dans l’entrevue, Libin adresse la question de la préservation à long terme des données. Il affirme vouloir se rapprocher le plus possible des énoncés de la Long Now foundation.

Si vous préférez le côté pratio-pratique, vous pouvez visionner une démonstration du service.

Pour l’instant, le service est gratuit, mais à long terme il deviendra payant pour des avantages supplémentaires tout en offrant une version gratuite supportée par de la publicité.

Pour utiliser Evernote, il faut une invitation car le service est toujours en Beta privé. Bien que j’avais fait une demande pour une invitation, une collègue de McGill me l’a fournie quelques jours avant l’invitation officielle. J’ai donc plus d’une dizaine d’invitation encore disponible. Si vous en voulez une, écrivez-moi à l’adresse patrickmlozeau[arobas]gmail.com avec le sujet Evernote.

Quelle était ma surprise hier quand j’ai lu le dernier billet de Nicolas Morin qui traitait des microformats. De tous les champs d’intérêts sur la biblioblogospère que nous avons en commun moi et M. Morin, c’est le dernier que je m’attendais à voir ressortir sur son blogue.

J’ai entendu parler des microformats pour la première fois dans un épisode de la baladodiffusion de Jon Udell. J’avais évidemment noté l’existence d’un livre sur le sujet et je suis présentement en train de le lire.

Les microformats ont beaucoup de potentiel sur le Web, surtout en ce qui a trait au Web sémantique. Car comparativement au modèle complexe RDF et son frère OWL, les microformats utilisent du simple XHTML validé W3C pour créer du sens avec très peu de code. Les microformats sont donc à la portée de n’importe quel développeur Web.

À ce moment-ci, les microformats pourraient voir un intérêt du côté de la portabilité des données qu’on retrouve dans les réseaux sociaux. Le cas récent de Rober Scoble qui a tenté de sortir des informations de Facebook à l’aide d’un outil de capture de données d’écran aurait pu être évité si Facebook supportait des microformats comme hCard et XFN.

Pour le monde des bibliothèques, on pourrait se poser la question sur l’utilisation des attributs “rel” pour alimenter le modèle FRBR et relié les œuvres, les expressions, les manifestations et les items ou rel-license pour la gestion des droits.

Vendredi dernier, Le Devoir publiait une lettre de Guy Laflèche, professeur au département des littératures de langue française de l’Université de Montréal. Le professeur argumentait pour l’acceptation de l’offre de numérisation “gratuite” de Google par la BAnQ. La raison simpliste qu’il avançait, c’était de favoriser la “diffusion universelle de ses collections”. Malheureusement, le professeur était très mal informé sur les conséquences d’une telle opération

Ce matin, vous pourrez lire la réponse de Mme Lise Bissonnette, Présidente-directrice générale de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ). Je crois qu’on peut dormir en paix avec une réponse aussi claire et bien informée.

“Les fichiers numérisés demeurent en effet la propriété du moteur américain, qui exige d’en devenir l’unique diffuseur commercial, d’en bloquer l’accès à d’autres moteurs de recherche et d’ériger diverses barrières à la circulation des fichiers, qui sont pourtant des biens collectifs.”

Pourtant, le professeur Laflèche aurait pu s’éviter l’embarras en lisant l’article récent du NY Times sur le projet de numérisation alternatif de l’Internet Archive ou bien celui du New Yorker sur la numérisation en général.

Cependant, le portrait n’est peut-être pas si noir qu’on le pense. Le doyen des bibliothèques de l’Université du Michigan, Paul Courant, a démarré un blogue pour défendre son partenariat avec Google. Cette version de l’entente avec Google semble beaucoup plus intéressante que les dernières signées.

Une histoire à suivre.

Vendredi dernier, LISNews nous dirigeait vers une petite visite guidée des installations informatiques d’OCLC. Le texte écrit par Roy Tennant, nous donne un bon aperçu des efforts déployés pour soutenir tous les services, dont mon préféré comme utilisateur, WorldCat.

Ce billet a été publié sur le blogue collaboratif EBSI 2.0 en premier lieu et importé par la suite sur mon blogue personnel.

Un article intéressant qui est passé par une très bonne source d’information, nous apprend que certaines bibliothèques allemandes vont lancer un service de prêt pour des documents numériques avec l’aide d’un partenaire commercial.

La compagnie DiViBib GmbH servira de fournisseur de contenu comprenant de la musique, des documents sonores et audiovisuels ainsi que de livres numériques à partir d’un site Web. Évidemment que la protection des droits d’auteurs passe par les technologies habituelles de DRM. ce qui veut dire qu’un document perd sa capacité d’être lù à la fin de la période de prêt, mais ne nécessitera pas le retour à la bibliothèque. ;) Fait intéressant mentionné dans l’article, le même document ne peut pas être emprunté en même temps par deux usagers.

Ce type d’entente commercial rappel l’article bidon du New York Post qui affirmait que la bibliothèque publique de Brooklyn explorait l’idée d’un partenariat avec le service en ligne Netflix. Netflix est un service payant en ligne qui remplace notre club vidéo par des emprunts de DVD livrés par la poste. Cependant, un autre blogue nous pointait vers une bibliothèque publique du Rhode Island qui offre la possibilité à ses usagers d’emprunter des films, ne figurant pas dans la collection de la bibliothèque, par l’entremise du service Netflix. Le but de la bibliothèque du R. I. est d’utiliser son compte Netflix comme une source de documents pour le PEB au même titre qu’une autre bibliothèque.