collaboration

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Dans un de mes derniers billets sur les outils de collaboration, j’ai fait allusion à l’existence d’un site Wiki utilisé par les étudiants de l’EBSI.

Ce Wiki en question porte le nom de WashiWiki et il a été utilisé par le GESLA dans l’organisation d’un voyage à la Library of Congress. Le voyage qui était entièrement organisé par quelques étudiantes de 2e année de maîtrise a été facilité dans son organisation par un Wiki éphémère.

Seulement quelques utilisateurs parmi les 56 inscrits ont réellement participé à l’ajout de contenu, mais les informations et la collaboration furent bénéfiques pour l’ensemble des voyageurs. Je vous conseille d’observer l’historique de la page sur l’inscription aux différentes visites des divisions de la LoC pour vous donner une idée de son efficacité à gérer les modifications continuelles.

Au niveau technique, le Wiki est une installation du logiciel Wikka wiki. Ma seule expérience personnelle précédente avec ce type d’outils était MediaWiki. (Le logiciel derrière Wikipedia) Cependant, une des organisatrices du voyage souhaitait que l’apparence visuelle du Wiki s’éloigne de Wikipedia. L’exploration d’un tout autre logiciel s’avérait plus simple que de modifier la mise en page offerte par défaut avec MediaWiki.

Wikka wiki est d’une légèreté incroyable comparativement à MediaWiki en terme d’espace serveur et de fonctionnalités. À l’exception d’un problème d’authentification d’une participante causé par son propre ordinateur, aucun problème technique n’est survenu. La seule lacune que j’ai perçue, c’est son unilinguisme anglais.

En terminant l’écriture de ce billet pour le publier, je me suis aperçu que le nouveau comité exécutif du GESLA allait poursuivre l’exploration des Wikis pour leurs activités régulières. Je suis agréablement surpris et heureux d’avoir peut-être démontré la pertinence de ce type d’outil. :)

“Je prends le temps d’objectiver ce que je vis dans la pratique parce que j’apprends de mes bons coups et de mes erreurs en les partageant, d’autant plus que, souvent, les questions ou relances de mes lecteurs viennent approfondir mon témoignage.”

“«Réfléchir tout haut» devant une foule d’individus qui expriment parfois leurs réactions et peuvent mettre le doigt sur certaines de vos incohérences est un exercice périlleux, mais extrêmement formateur”

Ces deux citations proviennent du chapitre “Bloguer pour apprendre” de Mario Asselin compris dans le livre Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires et expriment bien ce que Mon Memex est devenu pour moi. Après 2 ans à bloguer sur les sciences de l’information, dont 8 mois sur ce blogue, je les ajouterais à ce qu’on avait exprimé à l’ouverture d’EBSI 2.0. Oui, car dans les faits, ce blogue me permet de vulgariser des idées et des notions apprises et de les partager.

Pour ce qui est du livre, il est bien fait en général. Il décrit bien l’utilité des blogues, mais avec une perspective québécoise. Autre le chapitre de M. Asselin, ceux de Sylvain Carle sur “Bloguer pour se définir” et celui de Marie-Chantale Turgeon sur “Bloguer pour réseauter” sont mes préférés. Dans l’ensemble, ce recueil est un très bon manuel pour une personne qui souhaite ouvrir son propre blogue et qu’il doit justifier sa démarche à son employeur.

En passant, il y a une erreur factuelle à la page 107. On fait mention de l’utilisation des blogues par Howard Dean durant sa course à l’investiture démocrate, mais on indique 2000 au lieu d’indiquer 2004.

L’an dernier, dans un billet exploratoire sur le potentiel des wikis, j’avais mentionné l’existence d’un wiki dédié à la publication de documents et d’informations compromettantes sur les pratiques douteuses de gouvernements et organisations.

Depuis hier, un jugement de la Cour californienne a demandé et obtenu le retrait du site Wikileaks qui se retrouve normalement à l’adresse www.wikileaks.org. L’hébergeur du wiki s’est vu forcé de retirer le site, mais encore plus étrange, il s’est aussi vu forcé de geler l’adresse URL. Ce qui signifie que le propriétaire du nom de domaine ne peut pas réutiliser son adresse avec un autre service d’hébergement. Ce jugement fait suite à la publication de documents entourant les services de blanchiment d’argent d’une banque suisse sur le site Wikileaks.

J’attire votre attention sur cette histoire pour deux raisons principalement. La première concerne évidemment l’utilisation de la technologie des wikis pour la diffusion de documents. Nous avons ici une bonne démonstration d’utilisation d’outils collaboratifs. Le deuxième entour la question entour la gestion stratégique de l’information. Cette banque suisse a réussi à attirer l’attention sur une situation qu’elle souhaitait cacher sous un tapis par son opération judiciaire. Il faut donc se demander quel rôle éthique les professionnels des sciences de l’information peuvent jouer dans l’accessibilité des documents et la mise en valeur d’informations compromettantes. Est-ce que la gestion documentaire doit servir à camoufler ce type de document?

Je tiens à préciser que dans cette histoire, les documents proviennent probablement d’un individu et ancien employé de la banque en question et qu’aucun professionnel des sciences de l’information ne semble être mis en cause.

J’ajouterais que ce n’est pas un hasard si vous retrouvez une multitude de liens vers Wikileaks dans ce billet. Je souhaite hausser sa “trouvabilité” par les moteurs de recherche.

Via notamment Wired et BBC.

Les technologies du Web 2.0 permettent à des individus de créer et collaborer dans la création de contenu sur le Web. Sous la forme de blogues, wikis et autres outils, les implantations de ces technologies démontrent leur efficacité dans différents domaines dont notamment les bibliothèques.

Je crois que nous, les étudiants de l’EBSI, avons démontré les possibilités d’un blogue collaboratif. EBSI 2.0 a su initier plusieurs à la publication en ligne et j’espère que mes collègues poursuivront l’aventure une fois leur diplôme obtenu. Pour ce qui est de l’utilisation des wikis, je pourrai vous faire part d’une expérimentation actuelle que nous réalisons de cette technologie d’ici quelques semaines.

Dernièrement, Automattic a lancé un nouveau projet appelé Prologue. Il se veut un mélange de Twitter et d’un blogue. Il permet à plusieurs individus d’envoyer un court message de type SMS sur ce qu’on appelle un microblogue. C’est une façon d’implanter un microcosme de l’univers Twitter pour ses besoins personnels.

On peut envisager quelques utilisations pratiques pour le milieu des sciences de l’information. J’y vois notamment un moyen de suivre l’évolution d’un projet où les collaborateurs peuvent faire part de leur cheminement personnel en quelques secondes. Le succès de Twitter est dans son intégration à notre environnement de travail. Le seul problème avec tout ça, c’est qu’il faut convaincre les gens d’employer les microblogues. Peut-être qu’on peut en parler et espérer du bouche-à-oreille de la part des lecteurs de ce blogue. ;)

Nicolas Morin a publié un intéressant billet à propos d’un article traitant de folksonomie et d’indexation de livres. L’article et les commentaires de Nicolas Morin résument bien la situation actuelle de la folksonomie, ses avantages et désavantages.

Je suis heureux de lire le dernier commentaire du billet qui dit:

Mais elles sont un complément vraiment intéressant à une indexation matière classique[.]

Cette affirmation est une opinion que je partage et je crois que c’est un argument qu’on doit mettre de l’avant lorsqu’on défend l’utilisation de la folksonomie en bibliothèque. On ne peut pas laisser les usagers seuls effectuer l’indexation des documents disponibles dans la collection. L’effet de la longue traîne sera néfaste sur les documents les moins consultés qui recevront moins d’attention de la part des usagers.

Il faut plutôt mettre l’emphase sur une collaboration entre les techniques. D’un côté, les utilisateurs collaborent à l’identification des sujets qu’on retrouve dans les documents en accroissant le nombre d’ “étiquettes” attribuées à chacun des documents. Tandis que de l’autre côté, le bibliothécaire poursuit son travail d’indexation classique qui assure une constance dans l’organisation de l’information tout en s’inspirant des “étiquettes” apposées par les usagers. Le bibliothécaire pourrait par la suite faire évoluer les descripteurs employés en ajoutant des sujets qu’ils n’étaient pas en mesure de percevoir avec le peu de temps qu’on lui donne pour effectuer son travail.

La question qu’il faut se poser par la suite, c’est comment intégrer le travail des usagers dans l’expérience de recherche des utilisateurs d’outils de découverte? Le simple nuage de “tags” sera un début, mais à long terme il faut prévoir son intégration dans la recherche classique.

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