Bibliothèques

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Je m’attarde présentement à la lecture d’un dossier sur les bibliothèques académiques britanniques produit par le quotidien Guardian et le JISC. Je n’ai pas tout lu et vous pourrez me faire part de vos découvertes personnelles si vous le lisez. Je me suis surtout intéressé à l »article Why a Wild West approach just won’t do qui mentionne notamment:

« By deciding to launch web-based resources or services, scholarly projects are moving from a relatively sheltered environment, operating at the pace of the academic enterprise, into one that operates at the speed of web commerce. It is a challenging new world. »

C’est selon moi le plus gros défi des bibliothèques académiques, mais de tout acabit aussi. Le Web joue dans les platebandes des bibliothèques depuis longtemps. Il faut repenser notre stratégie en considérant l’analyse SWOT qu’on nous enseigne à l’EBSI. Elle n’est définitivement pas aussi farfelue que certains de mes collègues pensent.

L’article poursuit en donnant des exemples européens pour contre cet effet de la compétition sur le Web. Notamment le Knowledge Exchange qui pourrait donner des idées aux institutions canadiennes qui se partagent les mêmes champs de compétences selon les régions.

Découvert via la liste Web4lib.

Une collègue m’a pointé vers un article dans entête, le journal institutionnel de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Le texte présente les améliorations physiques ainsi que la nouvelle offre informatique que j’ai présentée plus tôt cette semaine.

Petit passage intéressant où on présente Metalib et Primo au grand public:

D’abord, nous ajouterons un métamoteur permettant la recherche simultanée dans plusieurs bases de données. Par la suite, nous mettrons à profit cet outil de métarecherche en lui superposant une interface de recherche intégrée, mais simple d’utilisation comme Google. Il sera alors possible d’accéder au catalogue de la Bibliothèque et aux bases de données à partir d’un portail de recherche unique.

Il faut préciser que le « portail de recherche unique » intègre l’OPAC avec les périodiques électroniques [SIC] et les bases de données sous deux onglets différents dans Primo. Sans insinuer que ce soit écrit dans l’article, il n’y a pas de recherche unique pour les deux silos documentaires.

Un communiqué d’Ex Libris annonce que le réseau des UQ a choisi l’outil de découverte Primo. On se rappelle que les UQ ont remplacé leur SIGB Manitou par le produit Aleph d’Ex Libris l’été dernier.

Le communiqué indique les trois raisons qui ont motivé le choix:

  • Fonctionnalités de consortium (Essentielles pour un réseau de bibliothèques de 10 établissements.)
  • La boite de recherche unique (Les générations Y et Google sont habituées à un seul point d’entré pour trouver la réponse à toutes leurs questions.)
  • Les options d’interfaces multilingues (Considérant le contexte francophone du Québec et la clientèle internationale des universités.)

Le communiqué indique aussi que suite à Aleph et Primo, le système de métarecherche MetaLib serait le prochain produit dans les plans pour le réseau des UQ. MetaLib est notamment employé à l’Université de Montréal pour Maestro.

Via Library Technology Guides

Nicolas Morin nous invite à choisir un logo pour Biblibre. Vous pouvez faire votre choix parmi trois options prénommées Sakura, Cible et Poisson.

Je ne veux pas influencer le vote, mais selon Wikipedia:

« le sakura a toujours été un symbole de beauté éphémère au Japon [...]. La vie était considérée comme belle et courte, un peu comme une fleur de cerisier. »

Je souhaite personnellement une longue existence à la société et je ne crois pas que le sakura soit un bon choix! ;)

Pour ceux qui ne connaissent pas, Biblibre est une société française qui supporte notamment l’installation du SIGB libre Koha. On pourrait dire que c’est un équivalent de LibLime aux États-Unis et InLibro au Québec.

La dernière édition de l’enquête NETendances du CEFRIO indique que: « 28% des Québécois disposent d’un accès sans fil [aussi connu sous wifi] » et que « l’ordinateur portatif (22%) et le téléphone portable (8%) sont les deux appareils les plus utilisés pour y accéder. » Difficile pour les bibliothèques d’ignorer cette tendance et la plupart des bibliothèques offrent un accès à l’Internet sans-fil.

Dernièrement, Jon Udell a interviewé Michael Lenczer d’Île Sans Fil. Île Sans Fil est une organisation à but non lucratif qui offre l’Internet dans environ 150 points d’accès sur l’île de Montréal. J’utilise ce service depuis plusieurs années pour ne pas dire depuis sa création. Le service est simple d’utilisation et fiable. Pour se connecter, on utilise un nom d’utilisateur unique et un mot de passe pour l’ensemble des points d’accès sur le territoire montréalais.

L’autre jour, j’étais dans une bibliothèque du Réseau des bibliothèques de la ville de Montréal et je décide de vérifier s’il y a une connexion sans fil. J’ouvre mon ordinateur portable, trouve le nom d’un réseau identifié à la bibliothèque et tombe sur une page Web me demandant de m’authentifier. Je tente d’utiliser mon numéro d’usager et le mot de passe employé pour mon dossier de lecteur. Ça ne fonctionne pas. Sans importance, je l’essayerai une autre fois. Je reviens la semaine d’après et je m’informe au comptoir sur la procédure pour me connecter. On ne me répond pas et on me donne un petit bout de papier sur lequel se trouvent un nom d’utilisateur et un mot de passe. Il fallait le savoir!

Pour revenir à Île Sans Fil, la Bibliothèque et centre d’informatique Atwater, qui est à l’extérieur du réseau de la ville de Montréal, fait affaire avec Île Sans Fil. Ce qui permet à ses usagers d’accéder au service gratuitement, mais permet aussi aux gens qui passent dans le coin et qui utilisent Île Sans Fil de se connecter sans aucune authentification additionnelle.

Ce qu’il faut retenir, c’est que l’accès fédéré aux 150 points d’accès d’Île Sans Fil permet à plusieurs établissements commerciaux, sociaux et culturels d’offrir l’Internet gratuitement. Pourquoi est-ce que les bibliothèques de la ville de Montréal ne rejoignent pas ce service en partenariat avec un organisme comme Île Sans Fil?D’un côté, les bibliothèques obtiennent de la visibilité auprès des milliers d’utilisateurs du service. Tandis qu’Ile Sans Fil grossit son nombre de points d’accès offerts.

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