Articles by Patrick M. Lozeau

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Aujourd’hui, j’ai pu consulter le dernier numéro d’Argus (VOL. 39. No1, Printemps-été 2010). J’attendais particulièrement ce numéro, car j’y signe un texte dans la section tribune libre, qui est la partie éditoriale de la revue.

En résumé, j’y affirme que les DRM nuisent à l’expérience utilisateur des livres électroniques et que les bibliothèques doivent s’opposer à son utilisation. Mon texte est basé sur ma propre expérience personnelle d’utilisation des livres numériques et de la bande dessinée « Why DRM Doesn’t Work or How to Download an Audio Book from the Cleveland Public Library » de Brad Colbow.

Malheureusement, je dois vous inviter à consulter la version papier de la publication à cause de la politique actuelle, de la revue, sur les droits d’auteur. Cependant, je trouverai une façon de publier le texte en ligne dans les prochaines semaines.

Erratum : Je dois apporter une correction à l’information dans la biographie qui accompagne l’article. Je ne travaille plus au Bureau des communications et relations publiques de l’Université de Montréal. En effet, je suis redevenu bibliothécaire depuis quelques semaines en rejoignant l’équipe de Luc Jodoin à la Direction associée du Réseau des bibliothèques publiques de la Ville de Montréal.

Il y a plus d’un an, j’écoutais Richard Wallis interviewant JP Rangaswami. À une époque où la question du piratage occupe beaucoup les discussions en lien avec le monde numérique, une citation de Rangaswami m’a marqué durant l’entrevue :

« If you trying to create scarcity where there’s isn’t, you create opportunity for abundance. »

« When you create artificial scarcity, something else comes along to create an economy of abundance. » (19:20)

Il donne l’exemple de l’encodage régional pour les DVD, où aucune valeur n’est créée en voulant limiter la diffusion des DVD par région. En fait, ça donne un prétexte au piratage et à la création de logiciels pour contourner les protections. Si on compare avec l’industrie de la musique, les compagnies de disques continuaient de créer de la rareté où il n’y en avait pas en tentant de conserver le modèle économique de la vente de CD pendant que Napster répondait à un besoin d’échanger et d’obtention de la musique.

Je me pose donc la question pour les bibliothèques universitaires qui possèdent des ressources électroniques protégées, notamment les périodiques électroniques. En voulant créer une rareté sur ces ressources, les fournisseurs et les bibliothèques engendrent la création d’une offre de l’abondance. Il y a évidemment les dépôts institutionnels et les archives ouvertes qui offrent un plus grand accès. Cependant, qu’est-ce qui arrive si les étudiants, chercheurs et professeurs créent des environnements parallèles pour l’obtention des articles? Il est déjà trop tard, car ils existent.

Il y a quelques semaines, Jessamyn West a publié sur son blogue un exemple où quelqu’un a obtenu un article de périodique en publiant un statut sur Facebook demandant si quelqu’un y avait accès et pouvait lui envoyer une copie. En échange, la personne a offrait de faire un don à Médecins sans frontières. J’ai assisté à la même expérimentation l’année dernière quand Silvère Mercier a publié sur Twitter un message comme quoi il n’avait pas accès à un article qui l’intéressait et un peu plus tard il publiait ceci :

Certains affirmeront que ce sont des cas isolés, car ce sont des bibliothécaires qui ont accès à un réseau de leurs pairs pour répondre à ce type de besoin. Cependant, la croissance des réseaux sociaux et l’arrivée de nouveaux outils permettant un partage facile des références bibliographiques comme Zotero et Mendeley ne vont qu’accroître les possibilités d’échanger du contenu illicite.

Demandez-vous, qu’est-ce qui est plus simple pour un utilisateur, obtenir de son réseau un article de périodique ou faire la recherche dans les ressources électroniques de sa bibliothèque?

Comme le disait Rangaswami, si vous créez une pénurie artificielle, vous établissez des conditions pour créer de l’abondance.

Il n’y a pas de façon simple d’écrire ce qui suit. C’est la conséquence de vivre sa vie professionnelle en public.

Je ne travaille plus pour inLibro. De mon initiative personnelle, j’ai décidé de mettre fin à mon emploi.

La raison principale qui m’avait poussé à accepter le poste venait d’un désir inachevé de tenter l’aventure du travail autonome. J’avais notamment lu « Is Consulting For You? » en terminant mes études à l’EBSI. L’opportunité chez inLibro allait m’offrir une base solide pour m’aventurer dans cette voie.

J’en suis finalement venu à la conclusion que l’emploi n’était pas pour moi. Pour être fonctionnel au jour le jour, j’ai besoin de collaborer dans une grande équipe et maintenir un contact avec les utilisateurs.

Il ne faut pas percevoir mon départ comme un mépris d’inLibro. J’ai toujours été favorable à une pleine prise de contrôle des systèmes d’information par les bibliothèques. Je ne serai tout simplement pas la personne qui facilitera l’appropriation des technologies du libre en bibliothèque.

Entre temps, je suis de retour dans mon alma mater. Pas pour les bibliothèques, mais pour le BCRP. Je vais prendre le temps de me familiariser dans mes nouvelles fonctions avant de vous en dire plus, tout en souhaitant que ma charge de cours puisse reprendre bientôt.

C’est aujourd’hui qu’Apple a annoncé la sortie de son nouveau Apple iPad. Je vous invite à regarder la vidéo qui présente une nouvelle ligne de produits pour l’entreprise de Cupertino. Il y avait abondance de spéculations depuis quelques semaines sur la nature de l’annonce d’Apple. En fin de compte, je caractériserais le nouvel appareil de « gros iPod touch » avec un écran s’approchant du 10″ de grandeur en diagonale.

Mon intérêt avant l’annonce tournait surtout autour de la question des livres numériques. Je suis avec attention le marché des livres numériques depuis quelques années. Depuis l’annonce du Kindle d’Amazon, je songeais sérieusement à faire l’achat d’une liseuse pour remplacer les arbres morts qui s’accumulent dans ma bibliothèque. Ce qui me retenait, c’est qu’il est pratiquement impossible d’y ajouter du contenu provenant de sources autres que leurs magasins respectifs.

Pourquoi y ajouter d’autres contenus que des livres numériques? C’est qu’après plusieurs années à l’université, j’ai pris l’habitude de lire des articles de périodiques provenant de revues scientifiques. Plus d’une fois, j’ai préféré imprimer ce type de document sur du bon vieux papier. Il m’arrive de lire des PDF ou du texte sur mon iPhone, mais ce n’est pas l’idéal. Il faut aussi préciser que le format PDF, employé par les éditeurs de périodiques, limite les possibilités de consultation par sa nature. Le PDF étant un format qui fige la présentation et la mise en page avec des dimensions préétablies. C’est donc le format 81/2″ x 11 » qui est devenu la norme.

Je ne suis pas le seul à m’interroger sur les appareils à usage unique. C’était aussi la réflexion qu’a eue Nora Young de l’émission Spark à la CBC en interviewant Bill Buxton et Jared Spool. La discussion tournait autour de la question : À quel moment on veut un appareil à usage unique ou un appareil multifonction. J’en ai conclu depuis un certain temps, qu’un appareil à multifonction serait l’idéal pour lire des livres numériques, des articles de périodiques, du contenu multimédia et peut-être même la capacité de consulter le web pendant ma lecture.

Je suis donc très heureux de l’arrivée de ce nouvel appareil. Le seul problème, c’est qu’il nous manque encore des détails sur l’offre de contenu numérique qui sera offert. Au moment de la présentation, Steve Jobs a annoncé la venue d’une nouvelle application pour les livres numériques.

En effet, l’iPad possède une application nommée iBooks pour télécharger des livres numériques en format EPUB d’un magasin en ligne nommé iBookstore créé par Apple. Pour l’instant, le contenu offert provient de cinq maisons d’édition américaines et le prix annoncé ce situerait entre 12,99$ US et 14,99$ US pour chaque livre. C’est une offre intéressante, mais une petite note au bas de la page qui présente les fonctionnalités indique: « 1. iBooks available in the U.S. only. » De plus, plusieurs questions demeurent sans réponse sur cette nouvelle offre de livres numériques.

  • Est-ce que les fichiers seront protégés par une technologie de DRM?
  • Est-ce que les éditeurs pourront choisir d’activer cette protection ou non?
  • Est-ce que le prix annoncé est déterminé par Apple, ou les prix pourront être plus bas?
  • Est-ce que l’on peut gérer du contenu de différents formats avec l’application iBooks? (Mes fichiers PDF d’articles de périodiques par exemple.)
  • Est-ce que l’application iBooks pourra lire du contenu provenant de multiples fournisseurs? (Des livres achetés sur Jelis.ca par exemple.)

Dans les faits, ces questions sont tout inutiles, car la plateforme de l’iPad reprend l’écosystème des applications qu’on retrouve pour le iPhone ou le l’iPod touch. Il suffit d’utiliser les applications existantes ou de créer une nouvelle application pour gérer et contourner les limites de l’application iBooks. Aux États-Unis, Amazon offre déjà une application Kindle dans l’Appstore, tandis que la chaîne de librairies canadiennes Chapters-Indigo, a publié un billet affirmant sa volonté de s’adapter à la plateforme du iPad via son service Kobo.

La question qui faut se demander maintenant : est-ce qu’Archambault va nous offrir une application compatible avec l’iPad pour nous permettre de lire la sélection de livres offerte sur Jelis.ca? Espérons qu’il n’y a pas d’entente d’exclusivité avec Sony pour limiter la distribution au Sony Reader.

Le temps des fêtes commence, c’est le moment d’offrir des cadeaux à ses proches. C’est aussi le moment de l’année ou notre générosité est sollicitée pour plusieurs activités. Voici mes suggestions auxquelles j’ai contribué. À vous de trouver par la suite des récipiendaires dignes de vos dons.

Chaque année depuis 10 ans, la Fondation pour l’alphabétisation collecte des livres neufs qui seront donnés à des enfants pauvres âgés de 0 à 12 ans. On m’a présenté la campagne La lecture en cadeau pendant mon passage à l’EBSI. J’y trouve toujours un plaisir à choisir des livres pour enfants. Par contre, je vous encourage à faire vos achats dans des librairies indépendantes et déposer les livres dans les boites qui sont en bibliothèque.

Au niveau culturel, je visite le Centre Canadien d’Architecture depuis quelques années et l’année dernière, je suis devenu « Ami » pour y entrer gratuitement en tout temps. Cette année, l’abonnement est seulement 20$ en raison des célébrations du 20e anniversaire. J’en ai aussi profité pour ajouter un don. Je visite l’endroit trop souvent pour seulement payer l’abonnement annuel.

Pourquoi ne pas faire un don à Wikipédia? C’est probablement le site web sans but lucratif que vous utilisez le plus souvent. Un don à la fondation assure beaucoup plus que l’hébergement d’une encyclopédie sans publicité. Voici la présentation sur le site :

La Wikimedia Foundation, Inc. est une organisation caritative à but non lucratif ayant pour but d’encourager la croissance, le développement et la distribution de contenus libres et multilingues, et de fournir gratuitement au public l’intégralité de ces projets basés sur des wikis. La Wikimedia Foundation fait fonctionner quelques-uns des plus importants projets de l’édition collaborative, en particulier Wikipédia, un des 10 sites le plus visités au monde.

Je dois admettre que c’est Ed Summers qui a inspiré cette action avec son billet remerciant Wikipédia.

Il faut aussi donner à des gens qui en ont vraiment besoin. La guignolée du web se veut la version en ligne des autres campagnes similaires auxquelles nous sommes habituées. Voici l’introduction sur le site:

Donnez! La guignolée du webCroyez-le ou non, certaines personnes n’ont pas accès à Internet et ne peuvent manger trois repas par jour. Mais vous pouvez changer les choses… un clic à la fois!

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