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J'ai enregistré mabiblio.ca

Le mercredi 11 novembre s’ouvrait le Premier Congrès des milieux documentaires du Québec. À 13h avait lieu un atelier technique exclusif du Groupe Archambault sous le titre "Le Groupe Archambault inc. et la vente de livres numérique".

J’ai décidé d’assister à cet atelier pour avoir un aperçu du "pitch de vente" d’Archambault sur les livres numériques à mes collègues du monde des bibliothèques. Après quelques statistiques sur les résultats de Jelis.ca, un VP d’Archambault nous annonce en grande primeur que l’entreprise développe un site de vente en ligne de livres numériques pour les bibliothèques.

Les diapositives font la démonstration d’un site web sous le nom de mabiblio.ca qui reprend le moule visuel de Jelis.ca. J’écoute le VP nous expliquer que mabiblio.ca fonctionnera comme le site d’achat de livres numériques pour les particuliers.

Un peu surpris de la nouvelle, je décide de vérifier la présence du site en question à l’aide de mon ordinateur portable. J’entre mabiblio.ca dans la barre d’adresse de mon navigateur web et j’obtiens un message de "Serveur introuvable". Je me dis que l’annonce est prématurée et qu’Archambault n’a tout simplement pas créé de redirection ou de page de garde pour l’URL en question. Mon deuxième réflexe est de visiter Whois.net et vérifier si c’est bien Archambault qui est propriétaire de l’adresse. À ma grande surprise, l’adresse est indiquée comme disponible. Je pointe mon écran à ma voisine qui est aussi surprise que moi.

Je continue d’écouter la présentation et je m’aperçois que les impressions d’écrans démontrent des livres qui seront sur mabiblio.ca, mais qui ne sont pas disponible sur Jelis.ca présentement. J’en viens à la conclusion que cette présentation n’est que de la poudre aux yeux. À mon avis, mabiblio.ca était un projet fictif ou inventé en prévision du Congrès pour amadouer mes collègues des bibliothèques dans un climat où le livre numérique est le sujet de l’heure. (Quelqu’un ayant discuté avec Archamabult m’a laissé sous-entendre le contraire le vendredi de la même semaine.)

C’est suite à cette réflexion que j’ai sorti ma carte de crédit et j’ai fait l’achat du nom de domaine mabiblio.ca. C’est pourquoi, depuis le jeudi 12 novembre dernier à 11h, moment ou CIRA a validé mon achat, et jusqu’à la publication de ce billet, les gens qui tentaient de visiter mabiblio.ca aboutissaient sur mon billet: « Les problèmes de Jelis.ca ».

Il n’y a aucune trace des plans d’Archambault avec mabiblio.ca à l’exception des personnes témoins de la présentation. Ce qui laisse libre jeu à ce que le service soit offert sous un tout autre nom. Je ne pourrai donc pas profiter financièrement de la vente de l’adresse, comme certains m’ont suggéré. Archambault est en mesure d’utiliser une autre marque de commerce d’ici au lancement du projet. Entre-temps, j’aurai détourné les visiteurs potentiels du service vers ma critique de Jelis.ca.

En terminant, petit cours 101 sur le web. On ne fait pas une présentation d’un service en mentionnant son adresse URL si on n’a pas enregistré l’adresse URL au préalable.

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Je passe chez inLibro

Le Premier Congrès des milieux documentaires du Québec avait lieu la semaine dernière. Je vous invite à lire le mot de bienvenue de Guylaine Beaudry sur cet exploit du milieu associatif de la documentation au Québec.

Si on s’est croisé durant le Congrès, vous connaissez cette nouvelle. En fait, le titre de ce billet dit tout. Après 15 mois comme bibliothécaire à l’Université de Montréal, j’ai accepté un poste de bibliothécaire chez inLibro. Une entreprise locale de solutions technologiques en logiciels libres pour bibliothèques. Notamment, koha et Drupal.

Pour ceux qui ne le savent pas, on m’a embauché en juillet 2008 à l’Université de Montréal pour travailler sur le projet pilote des thèses et mémoires électroniques. Le projet pilote est devenu réalité et fut lancé à l’ensemble des facultés le 1er octobre 2009. Tout fonctionne parfaitement de ce côté. À l’avenir, vous pourrez consulter l’ensemble des thèses et mémoires de l’Université de Montréal via son dépôt institutionnel numérique Papyrus.

Je commence officiellement chez inLibro en janvier 2010. D’ici là, je veux m’assurer d’une transition en douceur de mes responsabilités et surtout du projet des thèses et mémoires électroniques auquel je tiens.

Dans les prochaines semaines, je vais tenter d’écrire quelques billets sur ce que j’ai appris et retenu de mon travail sur l’équipe du dépôt institutionnel Papyrus et le libre accès en général.

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