Bibliothèques

Changement SIGB = mécontentement du personnel

Cet été, j’ai pris note que le réseau de l’Université du Québec avait annoncé le remplacement du SIGB utilisé par l’ensemble des bibliothèques du réseau à l’exception de l’UQÀM et de la TELUQ. Le choix s’était arrêté sur ALEPH, qui est un produit notamment employé à McGill pour les habitués de ses bibliothèques.

Depuis le 4 septembre dernier, le nouveau catalogue de l’UQ est en service. On parle ici d’un catalogue commun aux différents établissements de la province et qui permet d’obtenir des résultats de recherche dans l’ensemble du réseau à partir du même OPAC.

J’ai eu plusieurs échos cet automne sur le mécontentement du personnel à propos des nombreuses modifications qui devaient être apportées au paramétrage du SIGB. La liste des changements souhaités par le personnel était longue et j’ai choisi de ne pas la rendre publique.

Vendredi dernier, j’ai pris connaissance d’une production vidéo des employés de la bibliothèque de l’UQTR, qui de façon humoristique, ont exprimé leur frustration avec ALEPH.

Cette expression artistique, qui fait rire, peut donner des sueurs froides à un futur bibliothécaire qui s’oriente vers les tâches de "paramétrage" du SIGB. ;)

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Bibliothèques

Jargon de bibliothécaires…

Un jour, j’ai voulu expliquer au copain d’une collègue de maîtrise que les bibliothécaires employaient un jargon étrange pour nommer plusieurs éléments du domaine des bibliothèques.

J’ai employé cet énoncé pour lui donner un exemple:

"Pour trouver ton livre, fais une recherche dans l’OPAC (déjà là, bonne chance! ;) ) et si on ne l’a pas, on peut faire une recherche Z39.50 pour le faire venir par PEB."

Dans son dernier billet, Lorcan Dempsey nous pointe vers un glossaire créé au Swansea University Library and Information Services pour expliquer le jargon qu’ils utilisent à leurs usagers.

Évidemment, comme Dempsey, il faut se poser des questions quand on a besoin d’un glossaire pour que les usagers nous comprennent!

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Bibliothèques

Le rôle des bibliothécaires perdure avec le Web

Il y a quelque temps, j’ai mentionné un article sur la nouvelle génération de bibliothécaires.

Un peu avant le temps des fêtes, deux animateurs de baladodiffusions (Wallis et Udell) que j’écoute se sont croisés pour s’interviewer mutuellement. Fidèle à son habitude, Jon Udell a su cerner le travail qu’attendent les bibliothécaires dans un univers où le Web prend de la vigueur.

Un site qui couvre les technologies du Web a mis le doigt sur ce vote de confiance de la part de Udell envers les bibliothécaires comme organisateur de l’information :

Imagine a future when you go to the library with a 5 minute video you’ve just made about last night’s Presidential debates and that librarian says to you:

You should upload it to YouTube and tag it with these four tags – two broad and two more specific to existing communities of interest on YouTube and the topic of your video. Then you should embed that video in a blog post along with some text introducing it and linking to some of your favorite posts by other people who have also written today about the Presidential debates. Make sure to send trackbacks to those posts!

Now, I think this is a particularly good video on the topic, so if you’re interested I will vote for it on StumbleUpon (as a sexy librarian I have a very powerful account there) and give it a good summary explanation. Any of those are steps you can take that will make your work all the easier for people to discover.

Ceci est un très bon exemple qui démontre les compétences héritées de la bibliothéconomie (indexation, recommandation et diffusion) et qui sont appliquées sur le Web.

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Mon Memex

Les macs ne sont pas infaillibles

R.I.P.,

2006-08-15 ~ 2008-01-14

Le lundi 14 janvier, le disque dur de mon ordinateur a pris sa retraite de ce monde. Il a emporté avec lui plusieurs de mes souvenirs numériques sous la forme de textes et de photos. J’ai bien des copies de sauvegardes de documents plus importants dispersées à travers différents endroits, mais mon portable demeure le centre névralgique de mon organisation. J’ai donc passé les derniers 48h à reconstruire mon système et récupérer l’essentiel.

Étrangement, le premier réflexe serait de modifier mes habitudes de travail et d’être plus assidu sur mes copies de sauvegardes. Bien que je vais le faire, car la nouvelle version du système d’exploitation de la compagnie favorite des pomiculteurs offre une application dédiée à l’opération. J’ai surtout modifié mes habitudes pour employer des applications qui sont offertes dans "le nuage". Car dans les faits, ce sont les applications comme ce blogue, mon courriel, mes comptes photo et toutes ces nouvelles fonctionnalités qu’offre le Web 2.0 qui ont survécu à la mort de mon disque dur.

Microsoft l’avait vu venir il y a quelques années, Google le fait actuellement et la plupart des SOA s’orientent de cette façon. L’avenir est dans un retour vers le passé. Nos ordinateurs seront de simples terminaux pour accéder à nos applications qui vivront sur le Web.

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Bibliothèques

La satisfaction avec son SIGB

Marshall Breeding vient de publier les résultats d’un sondage sur le niveau satisfaction des bibliothèques avec leurs SIGB. Les quatre questions posées tournaient autour de la satisfaction avec le SIGB, avec le fournisseur, avec le service à la clientèle et le maintien de la relation d’affaires avec cette même compagnie.

  • How satisfied is the library with your current Integrated Library System?
  • How satisfied is the library overall with the company from which you purchased your current ILS?
  • How satisfied is this library with this company’s customer support services?
  • How likely is it that this library will purchase its next ILS from this company?

Je vous laisse consulter les conclusions du rapport final, mais je retiens cette partie des observations de Breeding:

With a few exceptions, the relations are a bit chilly. The recent rounds of mergers and acquisitions have taken their toll. Survey comments reflect more uncertainty than trust in library automation vendors.

On ne peut s’empêcher de faire un lien avec le manifeste de Roy Tennant qui a été discuté sur la liste Code4Lib et traduit par Nicolas Morin. Il y a assurément un problème à ce qui a trait aux relations entre les fournisseurs et les bibliothèques et il risque d’y avoir un dénouement de ce côté dans les années à venir.

Je vous invite aussi à écouter une baladodiffusion de Talking with Talis qui fait interagir quelques personnes d’intérêts comme Tennant et Blyberg sur la relation entre les bibliothèques et les fournisseurs de logiciels. On y parle notamment du modèle économique qui doit changer pour les fournisseurs.

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Sciences de l'information

Microformats… moi aussi!

Quelle était ma surprise hier quand j’ai lu le dernier billet de Nicolas Morin qui traitait des microformats. De tous les champs d’intérêts sur la biblioblogospère que nous avons en commun moi et M. Morin, c’est le dernier que je m’attendais à voir ressortir sur son blogue.

J’ai entendu parler des microformats pour la première fois dans un épisode de la baladodiffusion de Jon Udell. J’avais évidemment noté l’existence d’un livre sur le sujet et je suis présentement en train de le lire.

Les microformats ont beaucoup de potentiel sur le Web, surtout en ce qui a trait au Web sémantique. Car comparativement au modèle complexe RDF et son frère OWL, les microformats utilisent du simple XHTML validé W3C pour créer du sens avec très peu de code. Les microformats sont donc à la portée de n’importe quel développeur Web.

À ce moment-ci, les microformats pourraient voir un intérêt du côté de la portabilité des données qu’on retrouve dans les réseaux sociaux. Le cas récent de Rober Scoble qui a tenté de sortir des informations de Facebook à l’aide d’un outil de capture de données d’écran aurait pu être évité si Facebook supportait des microformats comme hCard et XFN.

Pour le monde des bibliothèques, on pourrait se poser la question sur l’utilisation des attributs "rel" pour alimenter le modèle FRBR et relié les œuvres, les expressions, les manifestations et les items ou rel-license pour la gestion des droits.

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