Bibliothèques, TIC

Barre d’outils pour navigateurs Web

Fin de session oblige, le temps entre mes billets s’allonge. Cependant, je prends quelques minutes pour vous montrer ceci…

Des étudiants en sciences de l’information de l’Université Dominican ont développé une barre d’outils de navigateurs Web pour leur programme! Imaginez une barre d’outils Google qui s’ajoute à Firefox ou Internet Explorer, mais qui vous donne accès à des sources explicites à votre département, université et domaine d’étude!

Toolbar for Dominican GSLIS!

J’aimerais certainement avoir l’équivalent à l’EBSI! Ça donne aussi des idées pour les bibliothèques universitaires avec les multiples ressources qui peuvent être consultées et qui pourraient être regroupées avec une barre d’outils. On pourrait faire télécharger la barre aux étudiants lors de la visite sur le site de la bibliothèque.

via Michael Stephens

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Bibliothèques

Fait vécu: c’est plus simple avec Google

Ce texte a été écrit durant la dernière semaine et publié avec un délai pour réflexion:

Je suis présentement à la Bibliothèque des lettres et des sciences humaines de l’Université de Montréal. J’assiste à une situation déconcertante, mais profondément ancrée dans le réel.

De mon point de vue, je peux voir les écrans des ordinateurs publics. Une usagère de la bibliothèque tente d’effectuer des recherches.

Premièrement, elle se bat avec le poste informatique. Il refuse de l’authentifier pour accéder aux outils de recherche offerts par la bibliothèque. Non, à l’Université de Montréal on n’offre pas un accès « invité » aux postes informatiques. Après de longues minutes, elle réussit à ouvrir un poste.

Elle commence sa recherche par l’index des périodiques Repères Repère. Elle ne semble pas avoir trouvé ce qu’elle cherchait, car elle a rapidement changé pour un index de films que je ne connais pas. Après quelques minutes, elle quitte le poste pour les rayons de la bibliothèque.

Malheur! Elle revient cinq minutes plus tard bredouille. Elle ouvre à nouveau son poste informatique. Cette fois-ci, elle passe directement à Google. Ses premiers résultats de recherche l’amènent directement sur Wikipédia où elle peut lire la biographie d’un réalisateur. Elle termine finalement sa recherche sur le site de l’ONF qui semble lui avoir donné la réponse à son besoin d’information.

Je suis tout simplement troublé dans la confirmation de mon opinion. Les outils de recherche sont tout simplement inutilisables. Si cette usagère a préféré utiliser Google pour effectuer sa recherche, c’est que ni l’OPAC, ni le métamoteur des ressources électroniques ni tout autre outil n’étaient en mesure de lui offrir l’expérience d’utilisation adéquate. Elle s’est tournée vers la boîte unique qui lui a donné les réponses qu’elle voulait.

Je me demande si la prochaine fois, elle va se réessayer avec les outils offerts par l’environnement de la bibliothèque ou si Google aura encore la réponse?

Juste préciser que les évènements auraient pu avoir lieu dans une toute autre université à Montréal ou sur la planète. Les bibliothèques de l’Université de Montréal ont seulement la malchance de m’avoir comme étudiant depuis trop longtemps. ;)

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Sciences de l'information

Folksonomie + Indexation classique

Nicolas Morin a publié un intéressant billet à propos d’un article traitant de folksonomie et d’indexation de livres. L’article et les commentaires de Nicolas Morin résument bien la situation actuelle de la folksonomie, ses avantages et désavantages.

Je suis heureux de lire le dernier commentaire du billet qui dit:

Mais elles sont un complément vraiment intéressant à une indexation matière classique[.]

Cette affirmation est une opinion que je partage et je crois que c’est un argument qu’on doit mettre de l’avant lorsqu’on défend l’utilisation de la folksonomie en bibliothèque. On ne peut pas laisser les usagers seuls effectuer l’indexation des documents disponibles dans la collection. L’effet de la longue traîne sera néfaste sur les documents les moins consultés qui recevront moins d’attention de la part des usagers.

Il faut plutôt mettre l’emphase sur une collaboration entre les techniques. D’un côté, les utilisateurs collaborent à l’identification des sujets qu’on retrouve dans les documents en accroissant le nombre d’ « étiquettes » attribuées à chacun des documents. Tandis que de l’autre côté, le bibliothécaire poursuit son travail d’indexation classique qui assure une constance dans l’organisation de l’information tout en s’inspirant des « étiquettes » apposées par les usagers. Le bibliothécaire pourrait par la suite faire évoluer les descripteurs employés en ajoutant des sujets qu’ils n’étaient pas en mesure de percevoir avec le peu de temps qu’on lui donne pour effectuer son travail.

La question qu’il faut se poser par la suite, c’est comment intégrer le travail des usagers dans l’expérience de recherche des utilisateurs d’outils de découverte? Le simple nuage de « tags » sera un début, mais à long terme il faut prévoir son intégration dans la recherche classique.

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Bibliothèques

Une nouvelle génération de bibliothécaires

La page couverture du numéro de décembre d’Affaires universitaires est entièrement dédiée à un article sur la nouvelle génération de bibliothécaires qui semblent naître dans la profession. L’article dresse un bon portrait de l’environnement technologique changeant des bibliothèques universitaires, mais aussi de son public qui a des besoins différents. L’article mentionne clairement que cette nouvelle génération n’est pas monolithique à un groupe d’âge, mais plutôt une approche à la profession.

Personnellement, c’est le paragraphe sur l’environnement de recherche qui m’intéresse:

Habituée à Google, la nouvelle génération d’étudiants boudera les catalogues de bibliothèque peu conviviaux auxquels nombre d’entre nous sommes habitués. Cette année, la bibliothèque de McMaster est la première au Canada à avoir remplacé son interface par un système conçu par Endeca, une entreprise américaine qui a créé les sites Web d’énormes détaillants comme Chapters et Home Depot. Le nouveau catalogue comprend un seul champ de recherche de type Google, toute une série d’options de recherche, et les utilisateurs peuvent y trouver la reproduction des couvertures des ouvrages, leurs tables des matières ainsi que des comptes rendus de livres. « Il a été conçu par nos utilisateurs, pour nos utilisateurs », affirme M. Trzeciak.

Merci à mon professeur, Dominic Forest, qui m’a fait parvenir la référence pour l’article.

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Bibliothèques

Google ne touchera pas à BAnQ

Vendredi dernier, Le Devoir publiait une lettre de Guy Laflèche, professeur au département des littératures de langue française de l’Université de Montréal. Le professeur argumentait pour l’acceptation de l’offre de numérisation « gratuite » de Google par la BAnQ. La raison simpliste qu’il avançait, c’était de favoriser la « diffusion universelle de ses collections ». Malheureusement, le professeur était très mal informé sur les conséquences d’une telle opération

Ce matin, vous pourrez lire la réponse de Mme Lise Bissonnette, Présidente-directrice générale de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ). Je crois qu’on peut dormir en paix avec une réponse aussi claire et bien informée.

« Les fichiers numérisés demeurent en effet la propriété du moteur américain, qui exige d’en devenir l’unique diffuseur commercial, d’en bloquer l’accès à d’autres moteurs de recherche et d’ériger diverses barrières à la circulation des fichiers, qui sont pourtant des biens collectifs. »

Pourtant, le professeur Laflèche aurait pu s’éviter l’embarras en lisant l’article récent du NY Times sur le projet de numérisation alternatif de l’Internet Archive ou bien celui du New Yorker sur la numérisation en général.

Cependant, le portrait n’est peut-être pas si noir qu’on le pense. Le doyen des bibliothèques de l’Université du Michigan, Paul Courant, a démarré un blogue pour défendre son partenariat avec Google. Cette version de l’entente avec Google semble beaucoup plus intéressante que les dernières signées.

Une histoire à suivre.

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Bibliothèques

Baladodiffusion: Beth Jefferson de BiblioCommons

Cette semaine, Jon Udell présente une entrevue avec Beth Jefferson de BiblioCommons. BiblioCommons propose un système qui se greffe à l’OPAC traditionnel pour faciliter la découverte de contenu. Cette amélioration de la découverte, pour les usagers des bibliothèques, s’effectue par l’entremise d’une recherche « socialisée » que je préfère caractérisée de collaborative.

On parle ici d’un système qui emploie notamment les recommandations, l’évaluation de documents et les listes de favoris pour améliorer les résultats de recherche. Mme Jefferson affirme indirectement que les limites dans la catégorisation des documents nuisent à la recherche. Elle croit que la découverte en bibliothèque doit se baser sur la richesse des liens entre les documents créés par les usagers. Un concept fort intéressant à mon avis.

Un des gros problèmes pour les sites du Web 2.0, c’est l’absence d’une masse significative de participants. Seuls quelques sites comme Flickr ou Del.icio.us peuvent se vanter d’avoir un nombre d’utilisateurs qui acceptent de se connecter et de participer à l’organisation de l’information. Cet avantage, comme le mentionne Jefferson, les bibliothèques le possèdent. Car oui, la plupart des utilisateurs acceptent de se brancher régulièrement pour consulter leurs prêts, leurs réservations et effectuer des renouvèlements. Beth Jefferson y voit une opportunité pour faire collaborer les usagers de la bibliothèque.

Un aspect intéressant du projet, c’est celui du réseautage des multiples bibliothèques qui utiliseront le service de BibliCommons. Ainsi, la contribution d’un usager dans une bibliothèque pourra enrichir l’expérience d’un utilisateur dans une autre bibliothèque.

Pour l’instant, l’entreprise collabore avec SirsiDynix pour la phase bêta et il n’y a aucune démonstration publique pour se faire une opinion sur le service. Cependant, Jefferson mentionne que certaines bibliothèques vont bientôt l’offrir.

Je vous conseille de visionner la présentation sur BiblioCommons donné par Beth Jefferson et ses collaborateurs pour en découvrir plus sur cet outil prometteur.

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